Le vol s’est bien passé, direct Paris > San Francisco.
On dirait pas là comme ça, mais vous avez une vue de l’Arctique!
Le vendredi matin j’en ai profité pour faire un tour voir le pacifique!
D’abord, le petit déjeuné US! (c’est ni vegan, ni cru… mais on est là pour la science bordel! Faut pas avoir peur de faire des expériences… quitte a le regretter aprés… lol)
Faut avouer que la côte entre San Francisco et Los Angeles est vraiment belle. L’intérieur est vraiment magnifique aussi.

et un peu de shopping au Wallmart du coin:
Le rayon « fruits et légumes » m’a bien fait rire! Magasin gros comme un énorme Carrouf! pas la supérette du coin…
Arrivée au « hangar principale » le vendredi vers 14h.
La salle de conférence et la « cuisinière qui rigole »
C’est « tout petit! » je suis un peu déçu de prime abord, je pensais naïvement que y aurait des centaines de personnes…
Le stock de semelles:
Greg nous explique la conférence et sa boite:
Le problème avec les radios, c’est qu’elles sont mal prises, mal cadrées… ils ont donc inventé un bloc pour centrer (et surélever du sol) le pied correctement.
Ils ont développé aussi un repère qui sert de référence au logiciel pour mesurer précisément les distances.
Ils ont créé un outil de prise de photos… ( 😉 ) qui permet de poser son smartphone à plat écran vers le haut et qui possède un éclairage. Sincèrement, c’est pas vraiment utile finalement.
La présentation du logiciel Metron Hoof.
Présentation de la méthode d’équilibration (pour les semelles) de EponaMind. Ils se basent sur l’espace situé entre les extrémités du tendon extenseur et la partie la plus proximal/dorsal des cartilages. Cet endroit fait un creux dans la couronne et est toujours « autour » de P3 puisque cela correspond aux deux côtés du processus extenseur.

La projection verticale de ces 2 points dans la couronne donnent 2 points sur la sole primaire autour de la fourchette dans sa partie dorsale.
Ces 2 points sont donc « les extrémités du processus extenseur »… donc de P3 et cela leurs permet de centrer les semelles non pas par rapport au sabot (sole, ligne blanche…) mais bien par rapport à P3. EponaMind se focalise sur les semelles et pas sur le parage au final. Leurs « parage » reprenant les bases de Ramey plus un plan de sole pour coller leurs semelles qui sont pour eux « obligatoire » sur la plupart des chevaux. AMHA et comme pour les MF, ils n’ont pas trouvé le parage qui permet de se passer d’une semelle…
Cas de figure où le sabot est partie de travers à cause d’appuies décentrés ou d’un parage inadapté. (C’est exagéré pour mieux comprendre)
Il faut donc positionner la semelle par rapport aux points rouge et pas au sabot.

Ce qui me chagrine c’est qu’elle dit que la fourchette n’est pas forcément dans l’axe de P3! Elle parle des cas où on voit bien que la fourchette « tourne » et dont l’apex est orienté vers l’interne ou l’externe. Elle ne fait pas de distinction entre la fourchette « tordue » et la fourchette anatomique… or la fourchette anatomique, l’apex anatomique, ne peut tout simplement pas se déplacer puisqu’elle est fixé à P3.
J’ai essayé de parler de cet état de fait mais elle est tellement dans son « truc » qu’elle ne voulait pas entendre. On a tous vue des fourchettes tordus et des boites cornées à la fois de travers en médial/latéral et en rotation (interne souvent) et il suffit de couper l’apex réel, de retrouver l’apex anatomique, mesurer les lacunes et replacer les PI pour avoir de nouveau un pied et un sabot quasiment symétrisé du 1er coup…
L’appareil censé aider les néophytes à marquer la sole avec ces deux points est une « usine à gaz »:
C’est une idée d’ingénieur… inutilisable dans la vraie vie… donc en dehors d’une dalle et d’un cheval adulte, qui peut donner les 4 pieds, éduqué ET très patient. Bon, c’est quand même une bonne idée théorique car c’est un grand pas vers la prise de repères internes pour faire son parage!
Ils ont créé un autre appareil « secret » qui sert à trouver les fameux points:
La suite c’est une démonstration de « posage » de semelles sur deux « cas », une fourbue et un PRE naviculaire.
Voilà ce que donne une semelle EponaShoe avant la pose. La mousse verte est un matériaux de confort. La plaque bleu est un matériau dont la consistance fait penser à du « mastic de vitrier » ou de la « patafix ». L’intérieur de la semelle n’a pas les même caractéristiques mécaniques que le tour. (amortie ou élasticité!)
Une semelle qui vient d’être enlevée: On voit la colle (le blanc) et le matériau de remplissage (de la pâte d’impression dentaire) en bleu. On devine la mousse verte.
Avant d’appliquer la pâte, ils utilisent ça:
C’est une sorte de Field past Américain.
La colle est une colle Française: La TOM GOM à base de métacrylate.
La semelle posée:
FIN de la 1ere demie journée! Un mini repas « tex-mex » nous ai offert!
Samedi matin, Conférence 1 : Dr Robert Bowker !
Petit déjeuné « tex-mex » offert également. J’en ai pris 2, avec un grand café pour faire glisser, ça m’a pété le bide!
C’est partie!
Sa 1ere diapo parle directement de « forme structure fonction »… OK, je peux repartir du coup… LOL
Il dit qu’il pare ses propres chevaux mais « pas très bien selon lui ».
Le principal problème des pieds des chevaux : la déformation.
Talons fuyants, pince longue, bourrelet coronal déformés (cartilages…) sont des symptômes.
La conformation n’est qu’un instantané, un point dans le temps. (c’est donc parfaitement évolutif)
Il dit « if You touch it, he respond » , donc, Si vous modifiez le sabot, il répondra !
Les problèmes ne sont ni génétique, ni conformationnels…
Je dois parer le cheval pour changer son pied. (internals structures) [On comprends aussi que quasiment tout ce que raconte Lapierre vient de Bowker)
Il insiste sur le fait que les gens qui parent avec pour repère la ligne blanche ont tous des pinces trop longues ! (Ce qui justifie les travaux de Ovnicek sur le PB et donc ce qu’on fait en PEL avec les proportions)
Il indique que P3 se remodèle tout le temps. Toutes les structures sont évolutives et les os également.
Il parle des cellules « myxoides » qui sont des cellules souches situés dans le coussinet digital. Ces cellules peuvent produire n’importe quel type de tissus. Au début de leurs vies elles ressemblent à des cellules graisseuses mais n’en sont pas.
Il parle du « fifty fifty » (et bcp de gens présent au séminaire parlait de ça) et indique que ça pose problème. (le 50/50 est la règle d’équilibration du PB chez les Américains et notamment les MF, mais pas que. Donc une longueur de fourchette devant l’apex, mais je ne suis pas tout à fait sûr car le point de départ des calculs semble confus…)
Bowker parle d’un rapport de 06/40 avec 60% de longueur « derrière » et 40% « devant ». (Donc, surement à partir du milieu du pied… mais certains parlent de la partie la plus large quand d’autres parlent de la projection verticale du centre de rotation de l’articulation P2/P3… lui précise plus tard, par rapport au centre articulaire)
Il dit que « parer » n’est pas enlever de la corne mais provoquer des changements dans la boite cornée ! (C’est bien ma définition de la podologie équine, mais ça oppose donc bien les « pareurs » et les « podologues » et surtout donne raison à la loi qui mets le parage dans les actes vétérinaires… Quelqu’un qui n’a pas de connaissances, enlèvera de la corne sans savoir que cela pourra avoir des conséquences sur toute la locomotion du cheval, mais également sur son schéma proprioceptif, sa vascularisation… etc etc )
Il indique que parer la pince (positionner le PB) à l’extérieur de la ligne blanche va forcément provoquer l’allongement de la pince (et donc la migration du PB).
L’épine de la fourchette est une structure très importante. (Elle sert d’attache à des fascias qui remontent dans le boulet et même à priori jusqu’à l’épaule !)
Il indique qu’il faut « Move the hoof back under the horse ! » (Donc, essayer de reculer les pieds du cheval sous son polygone de sustentation. C’est donc valable pour les pieds, mais bien entendu pour le sabot qui doit lui-même être autour du pied… mais, qui si il ne l’est pas, générera des tensions qui pousseront le cheval dans une posture compensatoire qui éloigneront les pieds du polygone…)
Il indique que la fourchette n’est pas une « Structure vestigiale » (Une structure vestigiale désigne un caractère anatomique, physiologique, moléculaire ou comportemental dont la fonction initiale a été perdue totalement ou en partie au cours de l’évolution en biologie évolutive du développement. Ce qui veut dire que la fourchette en tant que structure a un rôle prépondérant dans le mécanisme de fonctionnement du pied et de l’appareil locomoteur. On est bien dans le « forme structure fonction »… et ça c’est vraiment kool !)
Dans le cadre du traitement des sabots, il indique que les structures « s’adaptent et répondent » mais qu’il faut encore leurs en donner l’opportunité. (Cela prouve la nécessité d’avoir un environnement adapté mais également des protocoles de parages adaptés également et que la podologie est bien à la fois holistique et systémique)
Pour lui l’os naviculaire est une structure de support. (Il agrandi la surface de contact entre P2 et P3 et assure une surface d’appuie avec P3 « amortie » grâce aux ligaments sésamoïdiens et au ligament impair.)
Il insiste sur la longueur de la pince dans la maladie naviculaire mais ne parle jamais des PI. (Ce qui me parait complètement fou !)
Il parle du fait que quand le PB migre dorsalement, le COP ou point d’application des forces sur le naviculaire migre aussi. Cela fait avancer (migrer dorsalement) le point d’application des forces logiquement géré par la partie la plus large du pied.

La partie la plus large du pied correspond au début des processus palmaires.
Cela amène un stress sur le ligament impair qui peut également amener des fractures du naviculaire (chip fracture) qui sont des petites fractures sur les extrémités latérales du sésamoïde. (Le ligament impair relie le sésamoïde à P3)
Il indique que les fibres du coussinet digital + cartilages + épine de la fourchette = un squelette flexible.
Lors de la phase de soutient, il règne dans le sabot une pression négative qui aspire le sang dans les plexus ce qui fait augmenter le volume de la fourchette.
Les micros vaisseaux du CD peuvent s’écraser et s’abimer (mourir).
Lorsqu’on pare la fourchette on provoque la rétractation des vaisseaux du plexus de la fourchette ! (et je suppose que le phénomène est le même pour la sole…) DONC on altère la dissipation de l’énergie.
Conclusion ?
La PEL va dans le bon sens ! Bowker annonce des trucs mais au final ne donne pas de clefs pour agir ! La pince trop longue ? Oui… mais qu’est-ce qu’une pince trop longue ? Quelle est la bonne longueur ? Et surtout… quid des PI ? Quid du chanfrein ?
Ok, c’est sans doute un des meilleur, le meilleur, anatomiste vétérinaire vivant à l’heure actuel, mais son travail ne permet pas d’avoir un cheval fonctionnel. (Je me jette un peu de fleurs… ça fait toujours du bien !)
Heureusement, la PEL est basé sur son travail et il me sert de caution, de fondations, pour justifier certains gestes et espérer ainsi essayer de pouvoir convaincre les plus réfractaires vétos « made in France » qui ont au final, plus de 15 ans de retards…
Samedi matin, Conférence 2 : John Craig
Les algorithmes de reconnaissances d’images sont aujourd’hui plus puissants que l’être humain. La reconnaissance d’image est une reconnaissance de points clefs.
Aujourd’hui, les points sont placés par des humains, demain ils seront positionné par le programme. (deep learning)
Le but est de créer le logiciel d’analyse de radios universel.
Les études statistiques se basent sur un nombre de cas. 8 semble le minimum pour publier, 30 c’est pas mal… 1000 est c’est super.
EponaMind a environ 500 000 images dans leur base de données.
Le logiciel Metron reconnait aujourd’hui 50 structures anatomiques différentes chez le cheval. Il est capable de repérer les asymétries de P1 même à l’envers.
Ils ont publié une étude sur la déminéralisation de P3. (sur la base de radios)
Ils ont prouvé que la déminéralisation de P3 provoquait son affaissement. L’angle de la courbe de la face distale/dorsale de P3 (le ventre) change, ainsi que son épaisseur (distance entre le processus extenseur et le bord distale). Le processus augmente avec l’âge.
Epona mind a mesuré l’angle palmaire de 2600 chevaux. Résultat : entre 5,47 et 5,91° moins les cas extrêmes qui modifient la moyenne, ils trouvent un angle palmaire moyen de : 5,16° (C’est dommage pour strasser…lol)
Ils ont également fait des stats sur l’alignement phalangien et leurs conclusion est qu’il n’existe pas. On peut avoir un décalage des 3 dernières phalanges de 10° tout en restant parfaitement fonctionnel. Voir que chercher l’alignement phalangien à tout prix peut devenir lésionnel !
Greg termine par une blagounette sur le 50/50… (cela semblait être une private joke, vue que tous les intervenants se connaissaient…).
Il indique quand même que les Américains se basent sur les radios sagittales pour calculer le 50/50 (donc la projection verticale du centre de rotation de P2/P3) qu’ils définissent comme le milieu du pied, alors que chez Epona, ils recommandent de prendre la partie la plus large du pied en vue solaire comme repère pour le milieu du pied… (je penses que au final, les gens se focalisent sur le milieu du pied alors que tout ce passe au milieu de la fourchette… mais bon, je les ai laissé réfléchir, puisqu’ils semblent tous assez content de leurs méthodes respectives… tout en ferrant tous les chevaux présent chez eux….)

3e interventions : EQUILIFE.
La dame nous parle de sa vie… de sa Loooongue carrière… (je m’aperçois qu’il ne faudra pas que je fasse pareil si jamais j’ai à parler devant des gens ! lol)
J’ai été cherché des infos sur leur site (http://requilife.com/index.html) car au final, la présentation de la nana ne m’a pas vraiment parlé…
« DES CONSEILLERS ÉQUESTRES DE CONFIANCE.
NOUS AVONS DES SOLUTIONS POUR VOTRE CHEVAL : SANTÉ ET FORMATION HEUREUSE
L’OPTIMISATION DES CHEVAUX AUGMENTE L’EFFICACITÉ ET VOUS PERMET D’ÉCONOMISER DE L’ARGENT POUR CE QUE VOUS VOULEZ DÉPENSER !
Depuis des milliers d’années, la nature du cheval alimente la culture humaine.
Sa générosité sans partage devrait maintenant être récompensée.
Retrouvez sa véritable nature. »
« Est-il possible de résoudre les problèmes complexes auxquels sont confrontés les chevaux modernes en utilisant simplement les dispositions de la nature ? »
« Créer une nouvelle définition de normal. Les chevaux de loisir et les chevaux de performance ne devraient pas dépendre d’un traitement ou d’une thérapie médicale pour le maintien de leur santé.
Nous avons trouvé un autre moyen. »
Bon, en gros, ils ré intègrent les besoins fondamentaux dans la gestion des chevaux domestiques… (Wouhaou!) et propose un accompagnement dans la gestion global des chevaux… Je pense que leurs programmes doivent coûter un bras !
4e intervention : Carey A. Williams (https://animalsciences.rutgers.edu/faculty/williams/)
Qu’est-ce qu’un pré ?
Une surface de végétaux qui contient de quoi nourrir un cheval.
Le cheval mange de 1,5 à 3,3% de son poids corporel par jour, pendant 15 à 18h.
Ses recherches montrent qu’il existe un lien direct entre la distance parcouru par un cheval quotidiennement et la distance qu’il y a entre l’eau et la nourriture.( Il ne sert donc pas à grand-chose d’avoir des milliers d’Ha si les chevaux ont tout sur place)
Le cheval a une digestion bactérienne ! Le biote change lentement…
Même un changement de pré peut être traumatisant ! Elle indique une base de 2 semaines pour chaque transition.
Les chevaux ont besoin des mêmes nutriments que les humains.
SI trop d’hydrates de carbone (CHO, glucose) = obésité et excitation
Lipides = max 10% à 20% , l’alimentation végétale ne contient que 2 à 4% de lipides.
Elle aime bien le son de riz.
Protéines = acides aminés = si pas assez, pertes de poids, mauvais poiles = 10% max.
Les minéraux = « très compliqués » (lol, elle botte en touche en disant que sa représente un cours complet universitaire pour commencer à comprendre comment ça fonctionne…)
Elle conseille du « Fresh alfalfa », donc de la luzerne… comme aliment. (put1 c’est chaud ! Je pense pour les chevaux ayant besoin d’énergie… sinon, ce n’est pas logique)
Elle indique qu’un « bon pré » (qu’est-ce qu’un bon pré ?) apporte tout ce qu’il faut à un cheval au repos. MAIS pour une jument gestante, il faudra augmenter les protéines et pour un cheval de sport, augmenter l’énergie (CHO+lipides).
Elle indique les bénéfices d’avoir les chevaux dehors par rapport aux besoins fondamentaux…
Les problèmes métaboliques viennent du glucose, de l’amidon et des fructans. (Dédicace à Méal qui crie partout que les fructans ne posent pas de soucis…lol)
L’amidon pose problème à cause des enzymes qui le dégrade en glucose.
Les fructans se dégradent en Fructose.
(Bon, j’ai trouvé un truc qui fait les liens sur les ESC :
Glucides solubilisés et extraits dans de l’éthanol à 80%. Comprend principalement les monosaccharides et les disaccharides (sucres simples, glucose, saccharose et fructose). L’ESC inclut également les fructanes à chaîne courte (FOS). Ces sucres simples sont hydrolysés dans l’intestin grêle et absorbés et métabolisés en énergie. Chez les chevaux qui présentent une « sensibilité au sucre », comme dans le cas de la résistance à l’insuline, du cushing, de l’inactivité et de l’obésité, nous nous intéressons à la valeur ESC plus amidon. La somme de ces valeurs dans l’alimentation totale des chevaux qui n’ont présenté aucun signe clinique mais dont nous craignons l’apparition devrait être inférieure à 12%, pour les chevaux qui ont déjà présenté des signes ou qui ont été atteints d’une de ces maladies, la somme de l’ESC plus amidon devrait être inférieure à 10% dm. Dans les cas où l’animal souffre d’une de ces maladies, il est recommandé de maintenir la combinaison de l’ESC et de l’amidon dans l’alimentation totale à moins de 8%. L’ESC est un sous-ensemble de la CSM. »
FF=graisses et Fibres
SS=Sucres et amidon
Pasture= pré
Fourrages sont différents entre la saison froide ou chaude et si ils sont composés de légumineuses ou graminées.
Glucides non structurels (NSC ou GNS en Fr), ils font varier le taux d’insuline et c’est en plus cumulatif.
Elle confirme le fait que plus on coupe l’herbe, plus elle est courte et plus elle est riche en GNS.
Elle confirme que le trempage du foin ou l’utilisation du grasing muzzle sont des solutions intéressantes quand on n’a pas de solutions sur les pâtures.
5e intervention du Samedi : Dr Sarah Malone.
Rien de bien intéressant avec cette véto… Elle confirme que « statistiquement » il n’y a pas de symétrie dans le pied du cheval. Le quartier latéral à plus d’angle et est plus arrondi. (Bravo !)
Pour elle, il ne faut pas corriger les hilo… (OMG)
Les mesures externes sont en liens avec les mesures internes !
+ le cheval est âgés, plus les dissymétries sont importantes. (Forcément… si on corrige jamais… bref…)
Je ne sais pas trop pourquoi elle est intervenue en fait…
6e et dernière intervention du Samedi : Dr Lavoie
Il parle de biologie quantique ! Pour lui, l’acuponcture et l’homéopathie sont de la médecine quantique. Il est donc logique que des protocoles basé sur la physique « classique » ne puissent les évaluer. (C’est marrant de voir qu’il rejoint directement Bruce Lipton ou Marc Henry !)
Son exposé voulait expliquer pourquoi l’acupuncture a été complètement dévoyé dans le système médicale Américain (et plus largement occidentale) et qu’il était ridicule de vouloir démontrer l’efficacité d’une pratique reposant sur environ 5000 ans de pratique… quand la médecine occidentale moderne n’a que 100 ans d’existence.
Pour des personnes ne connaissant strictement rien à la MTC ou à l’acuponcture c’était intéressant… pour les gens qui connaissaient déjà bien le sujet… ben c’était assez « évident ».
FIN de la seconde journée à Paso Robles!
J’ai été invité au repas des conférenciers! (C’était vraiment top avec un repas « mets et vins » constitués de plusieurs assiettes avec des « tapas » reprenant un peu les classiques de la cuisines Américaines, Tex-mex ou Irlandaises.)
Dimanche, 1ere Intervention : Bowker !
La maladie naviculaire est en lien avec le coussinet et l’épine de la fourchette. Pinces longues + PPF (migration des PB et PI !). Ce n’est donc pas qu’un problème de sésamoïde mais de tout le pied.
Les vibrations abîment les pieds et détruisent les vaisseaux.
L’ossification des processus palmaires peut se résorber car ce n’est pas vraiment de l’os en fait.
Ses recherches l’ont amené à étudier l’orientation de ces fibres dans le coussinet pour en déduire leurs fonctions.
Il parle des gros vaisseaux présents dans le coussinet et qui vont servir à dissiper l’énergie cinétique grâce au système hydraulique sanguin.
Il appelle les fibres spéciales situés dans le coussinet, proximal à la fourchette, « ligament cunéal ».
Les fascias du pied descendent du boulet jusqu’au coussinet en passant par l’épine de la fourchette.
Il relie le fait d’avoir des petits vaisseaux et des ossifications des processus palmaires. (Manque de dissipation de l’énergie)
La majeure partie du sang va dans l’arrière du pied. (Logique, c’est la zone d’impact !)
Il différencie les micros vaisseaux du coussinet digital des capillaires. (fonctions différentes)
Si il y a perte de structure, il y a perte de fonction… l’anatomie est différente… donc la fonction l’est également… ce qui l’amène à dire qu’on ne doit JAMAIS parer la fourchette ou la sole, il ajoute « sous aucun prétexte » !
Il compare ensuite les boots à des AINS. (je suis pas trop d’accord mais c’est vrai que dans certains cas…)
Un cheval qui se balance indique qu’il souffre des pieds. (ou d’ailleurs)
« Si vous regardez, vous verrez surement quelque chose »
Il explique que le cheval naviculaire a des lésions vasculaires et tendineuses/ligamentaires avant d’avoir des lésions osseuses. (Séquence physiologique !)
« Nous avons rencontré l’ennemie et c’était nous! »
Dimanche, 2e intervention : Doménico Cellaro (MF, chercheur)
Il parle de l’histoire de la médecine véto et du cas de Eclipse en 1770, un très célèbre PS qui gagnait tout. Il parait que le Royal vétérinary School de Londres a été construit pour l’étudier !
En 1872, Muybridge invente le ralentie (la photo rapide) et on découvre que le cheval a un temps de suspension au galop.
Il parle de sa machine très innovante qui permet de mesurer les efforts sur un pied de cadavre en simulant la phase d’appui, mais en dynamique. (le plateau d’appui est mouvant et des système permettent de tester les tensions de chaque tendons.)
Ce qu’il faut retenir de sa présentation :
L’angle du paturon va influencer la tension sur les fléchisseurs.
Le superficiel (TFS) est toujours plus tendu que le TFP.
La ténotomie prive le muscle de sa fonction et provoque plus de tension qu’avant !
L’extenseur est aussi un ligament dans sa partie distale.
L’élévation des talons affecte la tension de l’extenseur entre P1 et P3.
(Les mesures faites sur des pieds de cadavre en statique ne donnent pas vraiment une idée de la réalité.)
Conclusion: Les recherches effectué sur des pieds de cadavres en statique ne donne pas vraiment des indications représentatives de ce qui se passe en dynamique et encore moins de la réalité du vivant. Que dire, du coup, de toutes les publications de Denoix basé sur des mesures pratiqué sur des pieds de cadavres en statiques? (lol) La machine pourra bientôt faire des mesures sur une cinématique complète, c’est à dire avec les 5 phases de la locomotion et ils feront des radios en dynamiques également! Je pourrais leurs demander de valider la position des PI anatomique!
Dimanche, 3e intervention: Mike Savoldi.
Mike est un petit bonhomme joviale d’origine Italienne, MF de formation qui finit sa carrière comme conférencier et prof d’anatomie dans diverses universités vétérinaires.
Il commence par dire que « +P3 bouge, + il y a de problème » ce qui me parait assez bizarre. Je penses que P3 a forcément un mouvement dans la boite cornée mais si il est exacerbé, il y a surfonction… il y a « lésion » (au sens ostéopathique du terme) car la lésion est l’exagération du mouvement physiologique au delà des limites.
Il conseille de parer en fonction du « plan de la sole » (sole plan) et se base encore sur son étude « constant sole thickness » (épaisseur constante de la sole) pour se justifier.
Il parle d’un détail intéressant qui est le « FWJ » ou Frog Wall Jonction (Jonction Fourchette Paroi) et qu’on peux presque relier/rattacher aux PI anatomiques! Les talons devraient commencer au FWJ, mais en les parant à plat…
Il indique que la lamina ne sert qu’à maintenir la paroi contre P3 et PAS de structure de support (c’est une évolution dans son discourt). Elle a une bonne résistance à l’arrachement horizontale mais pas verticale (dû aussi aux lamelles verticales qui offrent moins de résistance dans l’axe verticale que dans le plan horizontale en cisaillement).


Il indique que la migration des talons est relié à la migration des barres et que l’abcès de barre indique une lésion du naviculaire. Pour lui, il peut arriver que les talons soient différents en fonction des chevaux/races…
Bon, comme il ne prend pas encore vraiment en compte les PI anatomiques et la gestion des talons de dorsale à palmaire (profondeur) et bien….
Son power point montre les mêmes lésions du naviculaire que Bowker, à savoir sur les extrémités, là où les barres arrivent à la moitié de la fourchette….. (PAS DE BARRES APRES LA MOITIE DE LA FOURCHETTE !)
La migration des PI serait aussi lié à l’ossification des processus palmaires.
La vascularisation du pied est meilleure avec une bonne arche interne. (support sous P3)
Sur un pied plat (ou avec un parage à plat!), la partie périphérique du bord distale de P3 va venir « écraser » les vaisseaux et provoquer la perte osseuse.
Il insiste sur le fait que tout vient de l’intérieur et valide mon concept de « stimulation » par l’intérieur.
Pour lui aussi, relever les talons d’un fourbu n’a aucun sens!
Dernière présentation du Dimanche: Daniel et Monique. (Un ingé de Epona et la fondatrice).
Tous les matériaux ont une résistance, une élasticité et un coefficient d’amortissement.
Pour les semelles (boots) l’amortissement n’est pas la 1er qualité!
C’est l’élasticité! Car le cheval n’a pas besoin de perdre son énergie dans la semelle si il veux se propulser! (image du sable mou sur la plage qui est très absorbant et où il est pénible de marcher)
La semelle ne doit pas perturber l’appareil suspenseur et la gestion de l’énergie cinétique du pied. (+vascu+coussinet) MAIS elle doit permettre à l’appareil locomoteur d’utiliser son rebond.
Le galop utilise 45% d’énergie élastique.
Le trot utilise 55% d’énergie musculaire.
Les études que Epona a faites sur leurs milliers de radios montrent que les espaces inter articulaires ne sont ni symétriques ni équilibrés! Elles montrent qu’un léger décalage peut être tout à fait physiologique et fonctionnel.
Sur ce cheval, il a fallut incliner latéralement le sabot de 9° pour rééquilibrer les surfaces inter articulaires entre elles! (L’histoire ne parle pas de la profondeur des lacunes…. je me pose la question de savoir comment ils équilibrent les pieds en médial/latéral en dehors des radios)
Bowker précise qu’on peut faire varier les espaces inter articulaires rien qu’en bougeant la tête du cheval pendant la radio…
Epona a prouvé que le pied avait besoin de support (la sole primaire, P3) et que le simple fait de laisser le cheval avec son silicone 20min pouvait faire varier l’angle palmaire.
La fourchette et les lacunes ont une forme qui permet de retenir la terre sous le pied du cheval ce qui permet de remplir l’espace et de former un coussin qui offre le support nécessaire à P3.
Pour eux, pas de semelles sans « silicone ».
Fin !
J’ai terminé la conférences vers 18h00 et j’ai dû prendre la bagnole pour faire les 3h30 de route jusqu’à San Francisco. Heureusement, j’avais l’épisode 13 de GOT à écouter dans la bagnole! Arrivée à l’hôtel vers 22h00… aprés avoir refait le plein pour le lendemain.
Expérience culinaire à l’hôtel le matin du départ. (Le lundi)
Los Angeles vue d’avion est une vision complètement hallucinante et on prends conscience de la taille gigantesque d’une mégapole…
Les visas Françaises ne passent pas dans les machines de station essence US! il faut payer son essence d’avance (au pif) aller se servir… puis revenir pour imprimer la facture qui tient compte de ce que tu as réellement mis dans le réservoir… Heureusement que les mecs des stations sont sympas…
J’ai été très déçu de voir que les restau, même à San Fransisco ferment comme chez nous! J’ai donc bu une bière et je suis aller me coucher…
Je n’ai pas regretté le déplacement! C’était très long quand même… car à ma descente d’avion il me restait 4h30 de bagnole pour rentrer à la maison!
Plein ouest!
Bowker et Savoldi sont des mecs super sympas et très accessibles. Ils ont des connaissances énormes mais les partages avec tous.
Je suis agréablement surpris d’être vraiment dans le « vrai » et en parfaite phase avec leurs recherches et j’estimes même avoir pris une petite longueur d’avance par rapport à eux puisque moi je pares des chevaux régulièrement et ce jusqu’au plus haut niveau de compétition. Je suis le seul à pouvoir faire sauter des chevaux pieds nus en CSO 5*!
Je sais pas si vous réalisez que ça n’est jamais arrivé avant…
Lucas Moneta mets des PHW pour ses concours!
La PEL est donc la 1ere méthode de gestion des pieds qui permet d’avoir des pieds fonctionnels quelques soit la discipline, le cheval, son âge ou ses pathologies. (oui, j’ai des chevaux aux phalanges fracturés…).
Cette conférence m’a fait du bien car je doute… tout le temps… et je n’ai personne pour me guider. Pete Ramey m’avait déjà dit il y a très longtemps que j’étais dorénavant seul pour me débrouiller. C’est très dur d’être seul pour avancer dans le noir.
Voilà, donc MERCI à vous pour m’avoir permit de pas griller un mois de salaire dans un déplacement pro. D’avoir participé à valider encore une fois que la PEL est dans le vrai même avec des recherches et des technologies au top situés à l’autre bout du monde.
Je ne suis pas seul, puisque vous êtes là, avec moi… et on fait tous avancer la PEL et c’est vraiment le projet qui s’est construit petit à petit ces 10 dernières années.
C’est vraiment la moindre des choses qu’on puisse faire pour les chevaux qui ont porté à grands frais l’essor de l’humanité ces 6 000 dernières années…
Publié le 26/12/2019 par Guillaume Parisot




Laurent FUMET, le 26/12/2019 à 20h08
Merci pour ce compte rendu très dense et très intéressant.
Ça nous aide à bien comprendre les processus et les points importants.
Plus nous serons formés et plus nous serons crédibles.
Laurent FUMET Progresser avec son cheval™
berengereberengere, le 26/12/2019 à 22h34
Merci Guillaume pour ce compte rendu détaillé !! Tu es dans le bon et c’est le principal à retenir ! Les chevaux te remercient !
Laure, le 29/12/2019 à 12h36
Merci beaucoup pour ce superbe cadeau de Noël !
Maintenant il va falloir tout lire 2x et consulter toutes les références pour encore mieux comprendre tout ça !
Sans ce compte rendu, beaucoup d’entre nous n’auraient pas accès à tout ce savoir.