🔒 La Digestion du cheval.

La digestion du cheval est souvent mal comprise et l’importance de la flore symbiote (microbes des intestins) a souvent été laissée de côté. Il est important de bien comprendre comment le cheval fonctionne pour espérer bien le nourrir. L’alimentation industrielle est source de problèmes, pour nous mais aussi et surtout pour nos animaux.  C’est avec l’élevage industriel et « la rationalisation des coûts » que l’aliment industriel est venu remplacer l’alimentation naturelle dans les élevages et finalement pour les animaux domestiques. Révolutionner l’alimentation, issue de millions d’années d’évolution, ne peut PAS se faire sans créer des problèmes auxquels la vie avait déjà dû faire face et les régler par élimination successives. On v...

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Publié le 01/04/2013 par

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Tous les commentaires

  • Autre belle recherche instructive avec les sources citées, ce qui ne gâche rien !

  • Merci infiniment Guillaume pour cet exposé clair et détaillé.

  • bonjour ,merci a Guillaume ,que j’aimerais rencontrer pour son exposé et sa claire voyance
    Enfin une vision differante des soins et surtout une recherche sur les causes et effets
    bravo .

  • juste une petite remarque concernant l’effet tampon de la salive: il s’agit là de faire remonter le pH pour contrer l’acidité (pH faible), et non le faire descendre… petite faute d’inattention je pense.. 😉

  • Merci c’est passionnant et très bien expliqué

  • Bonjour. Je ne m’explique toujours pas la mort de mon cheval il y a un mois. PSL qui faisait beaucoup de coliques il y a 10 ans dans le sud de la France. Je le voyais tout de suite et on arrivait à le sauver. C sûr qu’il devait attendre les rations de foin et de grains. Mais depuis que nous vivons en Aveyron il était bien . Herbe toute la journée. Foin au box la nuit et un peu de germée orge. Il m’a donc fait une colique en fin d’après-midi mais ne l’ai vu que quand il se roulait dans la carrière avec insistance. Je rentrais du boulot et ne sais pas depuis quand il avait mal. Calmalgine de suite, il me fait un 1er crottin, urine, mais cherche encore à se rouler. Appel véto en soirée qui me conseille une 2ème calmalgine et me dit de laisser passer la nuit. Un 2ème Crottin . Je pense donc malgré le fait qu’il préfère rester coucher que ça va aller. Au matin toujours pas bien. Véto en urgence. Morphine. Paraphiné. Perf . Véto me dit que c inquiétant. Qu’il sent une tension plus haut. Je tente de continuer les perf avec calmalgine et diurétique. Journée pénible pour le cheval. Sueur. Agitation. Passage du véto de nouveau. Me dis qu’il faudra penser à l’euthanasier. Je m’y prépare avec horreur mais il a 20 ans et il a de l’arthrose qui le fait soufrir aux antérieurs. Le lendemain je continu les perf car il semblait plus calme. Mais au soir il mourra dans mes bras dans la soufrance. Le véto arrivant trop tard pour l’endormir. Je m’en veux bcp d’avoir attendu. De ne pas avoir vu les jours d’avant que quelques chose se préparait. Je ne l’avais pas vermifugé au printemps car copro ok. Il faisait très chaud et j’aurais dû le rentrer dans l’écurie en pierre même s’il avait un abris et beaucoup d’arbres. Les insectes aussi le stressaient souvent malgré le masque et les HE. CT 2 jours avant un gros orage est ce lié ? J’avais remarqué aussi des oestres sur ses antérieurs que j’avais essayé de traiter avec des HE et terre de diatomée. Enfin voilà. Merci de me lire. Qu’aurais je dû faire ? J’en suis encore malade. Il me reste ma vieille jument de 30 ans et mon jeune de 9. Heureusement.

  • Bonjour,

    Pour moi les symptômes que vous décrivez ressemblent plus à une intoxication.

    Une autre piste :

    «  »Maladie de l’herbe » : soyons vigilants

    Deux chevaux vivant en Bretagne et trois chevaux vivant en Mayenne sont récemment morts du fait de la maladie de l’herbe. Ces cas ont été confirmés par des prélèvements effectués post-mortem. Cette maladie qui peut se confondre avec des coliques « simples » sévit en France et notamment dans notre région. On la croit rare mais elle est très probablement aussi sous-diagnostiquée.

    La maladie de l’herbe (ou grass sickness disease) est une neuropathie qui affecte le système nerveux central et périphérique des chevaux. Comme son nom l’indique, cette maladie affecte presque exclusivement les chevaux à l’herbe et entraîne le développement de signes cliniques liés à une dégénerescence des neurones au sein du système nerveux autonome (SNA) et du système nerveux entérique (SNE). La sévérité de la maladie varie et est liée à l’étendue de la dégénerescence neuronale. Lorsque celle-ci est étendue, comme dans les cas aigüs et subaigüs cela entraîne une dysmobilité intestinale dont la sévérité n’est pas compatible avec la survie. Par contre, certaines formes chroniques avec des dégénérescences moindres survivront.

    Il existe 3 formes de la maladie en fonction de la durée d’évolution de la maladie :
    – Forme aigue (1 à 2 jours),
    – Forme subaigue (2 à 7 jours)
    – Forme chronique (plus de 7 jours).

    Les signes cliniques
    Les chevaux atteints de maladie de l’herbe présentent :
    • Une tachycardie (augmentation de la fréquence cardiaque) plus ou moins importante en fonction de la forme de la maladie due à un dysfonctionnement du système sympathique (FC de 80 à 120 bpm pour les cas aigus, de 70 à 90 bpm pour les cas subaigüs et de 50 à 60 bpm pour les cas chroniques).
    • Une dysphagie (problème de déglutiton) qui peut être difficile à mettre en évidence du fait de l’anorexie de ces animaux. On peut néanmoins voir de l’eau sortir des naseaux et la présence de salive en quantité anormalement importante dans le seau d’eau.
    • Présence de crottins coiffés de mucus dans le colon flottant et le rectum (cas subaigus et chroniques).
    • Une faiblesse se traduisant par une posture du cheval contre les murs
    • Une salivation anormale
    • Du reflux gastrique pouvant être spontané dans certains cas
    • Une ptose palpébrale bilatérale,
    • Une sudation anormale localisée ou généralisée dans certains cas
    • Des trémulations musculaires
    • Perte de poids et silhouette levrettée
    • Une rhinite sèche plus importante dans les cas chroniques que dans les cas subaigüs

    Dans les cas aigus, les chevaux présentent des douleurs abdominales légères à modérées et du reflux gastrique en quantité importante. De ce fait, ils présentent une distension de l’estomac et du petit intestin avec présence d’un contenu liquidien lié à l’hypomobilité du petit intestin ainsi qu’une oesophagite due au reflux gastrique et caractérisée par des érosions dans l’œsophage distal.
    Les cas subaigus développent généralement des impactions du colon et du caecum, du fait d’une stase intestinale et d’une dessication secondaire du contenu du gros intestin. Dans ces cas, le reflux gastrique est généralement absent.
    La palpation transrectale permet de mettre en évidence du petit intestin distendu ainsi que des impactions du colon et/ou du caecum.

    Les signes cliniques qui sont associés avec un mauvais pronostic vital sont un reflux gastrique persistant ou la présence d’impactions sévères qui reflètent tous deux une dysmobilité intestinale du fait d’une dégénérescence neuronale importante.

    En pratique, il est important de :

    Minimiser :
    – La mise au pâturage (mettre les chevaux au box et de les empêcher de brouter s’ils sont dehors – mise en place de paniers).
    – Les mouvements des chevaux au sein des pâturages
    – L’arrivée de nouveaux venus notamment lors de périodes à risque
    – Les changements d’alimentation (type et quantité)
    – Les perturbations des pâtures
    – La sur-utilisation de vermifuges à base d’ivermectine

    Augmenter :
    – Le co-pâturage avec des ruminants
    – L’entretien régulier des pâtures en coupant régulièrement l’herbe
    – La complémentation en fourage

    Hypothèses étiologiques
    A ce jour, la cause de cette maladie reste inconnue.
    L’hypothèse de l’existence d’une mycotoxine a été soulevée du fait de l’association de certaines conditions climatiques avec la survenue de cas de maladie de l’herbe. Néanmoins, il n’a pas été possible de l’identifier.
    Aujourd’hui, la recherche s’axe principalement sur le rôle de C. Botulinum et de l’existence d’une toxiinfection associée avec cette bactérie. A noter que l’Animal Health Trust (AHT) à Newmarket en Angleterre met en place un essai de vaccin visant à déterminer l’efficacité d’une vaccination contre Clostridium botulinum de type C dans la prévention de la maladie de l’herbe en comparant l’incidence de cette affection entre des groupes de chevaux vaccinés ou recevant un placebo. Cette étude va permettre de recruter 1100 chevaux sur une période de deux ans à partir de chevaux venant d’écuries ayant préalablement présenté des cas. La mise en évidence d’une incidence réduite de la maladie chez les chevaux vaccinés permettrait une avancée majeure dans la prévention de cette maladie. »

  • Merci beaucoup pour cet article et tous les autres, que je lis avec grande attention !
    Très intéressants, complets, et dans une ouverture à laquelle j’adhère complètement !
    Merci pour votre travail 🙂

  • Très bon article, c’est un rappel après avoir lu Ancelet. Il faudrait peut être juste rajouter un schéma de l’anatomie du cheval, cela serait plus simple de s’y référer en même temps que l’article est lu (c’est une idée, une suggestion). Merci pour cette publication. Mon entier vient de faire une colique sans gravité et j’en cherche la cause…

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