Objectif : Comment gérer une pâture pour les chevaux ainsi que son alimentation, en lien avec son éthologie. Une gestion de la pâture du cheval en permaculture. Conseils sur l’aménagement de la pâture : réhabilitation de la flore sauvage locale, implantation d’espèces adaptées à l’alimentation du cheval, réaménagement de l’espace et rotation de pâtures, circulation, implantation de l’arbre, de la haie et des bosquets au sein de la pâture, etc… Cet article est une ébauche de réflexion sur la gestion de pâture pour le cheval. Cependant, à quelques détails près, cette approche pourrait être élargie à tous les herbivores, voire à la conception de nos campagnes agricoles. C’est juste que la sensibilité du cheval et notre rapport à lui, semble partic...
Contenu réservé aux abonnés
Pour lire cet article en entier, vous devez être abonné à notre blog.
Déjà abonné ? Connectez-vous
Isabelle, le 16/07/2014 à 5h39
coucou
trifolium repens et hollandicum sont 2 sous espèces radicalement différentes…. Comme leur nom l’indique l’1 rampe et l’autre est géant, c’est un cultivar sélectionné pour le rendement de prairie artificiel mais aussi pour apporter de l’azote aux graminées. Le hollandicum peut faire 50-60 cm de haut et le repens fait 10-15 cm.
Sophie, le 16/07/2014 à 5h54
Super intéressant, merci beaucoup 🙂
Il est souvent profitable de faire cohabiter plusieurs espèces sur les parcelles (comme expliqué dans l’article), style ruminants, chevaux, moutons. Organiser ainsi un tournus de pâture permet non seulement d’avoir un maximum d’herbes mangées, mais surtout outre le vent, les excréments re-sèment également une partie alentours et on ne se retrouve pas avec une ‘monoculture’.
Un animal extrêmement utile est la poule: elles étalent soigneusement les crottins et régulent la population d’insectes et des parasites en les picorant dans les crottins mêmes dès qu’ils sont colonisés. Il y en a une dizaine à mon écurie et je dois dire qu’elles font un travail remarquable, et du coup les chevaux ne marchent pas dans leurs tas de crottins vu que tout est étalé, et la santé de leurs pieds n’en est que meilleure. Et le parasitisme baisse considérablement. De plus, elles semblent ne faire leurs excrément qu’en dehors des parcs (vu qu’elles s’y nourrissent), donc très peu de fiente dans les pâtures.
Dans les arbustes à haies, le noisetier est excellent. Outre sa hauteur suffisante pour faire office d’abri coupe-vent, il éloigne passablement d’insectes qui peuvent déranger les chevaux, et leurs feuilles font office d’anti-inflammatoire léger et naturel ayant des vertus pour lutter contre les ulcères (qui devraient disparaître si le cheval est détendu dans son habitat, mais ça peut être long jusqu’à guérison complète) et pour réguler les effets des fluctuations de sucre dans l’herbe au fil des saisons ou selon les changements de météo.
Pour les chevaux insulino-résistants, leur proposer une pâture aux espèces adaptées est une première chose, mais efficace est de leur proposer une grande (grande est important) pâture à l’herbe rase (style après fenaison) afin qu’ils ne prennent que de petites quantités en petites bouchées, qu’ils puissent choisir et trier les espèces qu’ils préfèrent, et qu’ils parcourent de grandes distances pour les trouver et les manger par petites bouchées. La prairie doit être donc grande pour éviter le sur-pâturage et le piétinement, garantir beaucoup de marche pour manger, et limiter l’ingestion. Eviter également de les mettre en pâture les 3-4 heures qui suivent l’apparition du soleil (le matin ou après un épisode couvert ou pluvieux), car c’est à ce moment que le sucre monte dans les tiges (en l’absence de lumière, le sucre reste dans les racines).
Un truc top pour le mouvement et la santé des pieds, ce sont les pâtures en pente ou vallonnées. Le cheval s’y amuse, s’y muscle, et selon la météo il peut choisir des zones sèches ou humides, les zones hautes ne restant pas gorgées d’eau en cas de pluie par exemple.
Ah si j’étais richissime, j’imagine les terrains et les paddock paradise que je pourrais aménager, soupir… J’ai la chance d’avoir une pension top pur mon gros, mais parfois je me prends à rêver 🙂
huyghens, le 16/07/2014 à 7h20
Bravo Jérémie, belle synthèse.
Rut de rugitus (rugissement)
Ami
martin, le 16/07/2014 à 8h10
merci !!
+ les chardons pour ceux qui ont des ânes !
erell29, le 17/07/2014 à 10h34
Pour le BRF, c’est peut réalisable sur autant d’hectares. Claude Bourguignon m’avait conseillé de faire du fauchage assez régulièrement pour apporter de la matière… Puis dépendre les emas derrière !
On fonctionne ainsi depuis 2 ans et ça fonctionne très bien.
Le fait très important aussi est de laisser reposer ses pâtures afin que le terrain se ré-ensemence seule !
Anne, le 26/07/2014 à 8h27
Le BRF c’est effectivement intéressant, mais pour une prairie quelle quantité? et comment on fait? (quand on n’a pas bcp de matériel): est ce qu’on le laisse en couche fine comme du fumier ou épaisse sur l’herbe existante? et dans ce cas il faut laisser le pré sans chevaux combien de temps ? ou est ce qu’on doit le faire pénétrer dans la terre?
J’avais essayé chez moi il y a presque 2 ans (prairie de mauvaise qualité humide mais en région parisienne je n’ai pas trop de choix) soit en petites quantités et je n’ai pas vu de changement soit en grande « épaisseur » directement sur le sol et c’est surtout les orties qui ont aimés (beaucoup!!!)
Sinon article passionnant mais en ce qui me concerne difficile à mettre en application
benesimon, le 01/08/2014 à 8h01
Dans la liste des « plantes à semer, intéressantes pour le cheval », on trouve la porcelle enracinée, il s’agit je suppose d’une erreur, d’autant qu’elle figure plus loin dans la liste des plantes dangereuses.
Morgane, le 30/01/2015 à 16h18
Bonjour,
je me permets quelques réflexions concernant cet article très intéressant mais comportant quelques grosses erreurs très préjudiciables à mon sens notamment en ce qui concerne les plantes bénéfiques dans un pré…
Les érables: le sycomore ainsi que le negundo sont pour le moment les seuls a avoir été clairement incriminés dans la MA, ce qui ne signifie pas forcément que le champêtre ou le plane ne peuvent être dangereux.
Les Ajonc: les pousses autres que jeunes contiennent des alcaloides toxiques, surtout dans les graines.
Les chênes: on ne compte plus les intoxications dues à des consommations excessives de glands. La production des tanins responsables des intoxications étant variable d’une année sur l’autre et d’un arbre à l’autre, il est impossible d’être certain qu’habituer un cheval à manger des glands ne lui coutera pas la vie un jour.
Le noyer: Bon celui ci encore…Simplement risque de fourbure important si le cheval consomme des noix, donc à surveiller.
Et j’en arrive à ce qui me dérange vraiment, à savoir le conseil de placer des plantes exotiques envahissantes dans une pâture…
Herbe de la pampa, bambou et encore pire, Renouée du Japon sont de véritables fléaux pour la biodiversité (que vous défendez tout au long de l’article). La lutte contre ces espèces est aujourd’hui l’une des priorités des organismes de gestion des milieux naturels, alors pitié, enlevez les de cette liste.
Alain Doussiere, le 02/02/2015 à 4h32
Bonjour,
Nous avons acquis en juillet 2013, une parcelle de 6000m2 avec en première intention, d’y mettre notre poney.
Aujourd’hui, il y en a deux.
C’est un terrain qui n’a pas reçu de chimie depuis au moins 10 ans.
Le sol est en pente, très compact. L’eau ne pénètre pas, l’été il y a de grandes fissures qui s’ouvrent et bien sûr l’hivers c’est un champs de boue.
Il y avait très peu de couvert végétal, de la mousse… et quelques arbres que nous nous sommes résolu à clôturer vu l’appétence destructrice de nos poneys.
Nous aimerions être conseillés sur les manières que nous pourrions mettre en œuvre, pour améliorer ce sol dans le temps. Au regard de la faible surface du terrain, comment le gérer sur l’année (parcelliser, faire un paddock pour l’hivers pour qu’ils n’abiment pas le reste, préparer le sol pour ensemencer…)
Pour le moment, j’ai mis autour des arbres (noisetiers, chênes et quelques fruitiers) une épaisseur de crottins + foin refusé, car j’ai pensé que la pire chose pour un sol est d’être nu (si j’ai bien compris Claude Bourguignon). Est-ce une erreur ?
Après lecture de votre article, j’envisage l’introduction de poules mais quel nombre me conseillez-vous ?
Je m’excuse de poser ce type de questions qui doivent vous paraître bien naïves, mais je découvre le monde équin depuis peu et bien que m’inscrivant dans une démarche de long terme, j’aimerais éviter les erreurs d’un débutant.
Je travaille avec une véto phyto. afin d’avoir une approche si possible moins allopathique.
Actuellement et depuis qu’ils sont deux, les poneys sont bien et détendus mais la pâture n’en mérite pas même le nom.
Merci
Moilamain, le 20/04/2015 à 10h07
Salut Jérémie
Excellent article, merci beaucoup.
Et quelle évolution depuis notre dernière rencontre.
A+
quileutcrue, le 05/06/2015 à 9h26
Une idée du coût global de mise en œuvre de ces fabuleux conseils sur une quarantaine d’hectares (18 prés, 21 bois et 1 étang) entre le diagnostique, la recommandation (plans et espèces) puis la mise en œuvre? Merci
Chloé, le 15/09/2015 à 0h46
Hello!
Juste top! On s’est lancés dans la permaculture à toute petite échelle pour notre potager, et les résultats sont bluffants!
Par contre un gros bémol concernant la renouée du Japon, elle est sur la liste noire des néophytes envahissantes, et interdite. Hélas l’interdiction n’est pas respectée, mais c’est vraiment une plante à éviter, malgré ses propriétés. En Europe, elle cause des dégâts majeurs.
Pour les bambous, leur réseau racinaire peut aussi poser problème et ils ont une sacrée tendance à se répandre, même si c’est moins grave que la renouée, on est d’accord.
Et dans la même veine, préférer les plantes européennes à celles d’autres continents, elles sont meilleures point de vue, plus intéressantes pour toute la petite faune, et donc pour l’écosystème entier qu’on cherche à recréer.
Pour les néophytes, un site très bon:
https://www.infoflora.ch/fr/flore/neophytes/listes-et-fiches.html
C’est la situation en Suisse, mais même si la répartition du nombre de plantes peut varier avec la France, ça donne une bonne base de réflexion.
Et en effet, la pire chose pour un sol est bien d’être nu, Alain. 🙂
LouveBrune, le 28/09/2015 à 9h33
Bonsoir Monsieur Parisot !
J’adore votre article. Étant dans la branche de la naturopathie, le coquelicot et la prêle des champs sont des plantes qui peuvent être utilisées en médecine naturelle. À faible dose. Pour le reste je suis quasiment entièrement d’accord. 🙂
Steve Read, le 21/03/2016 à 7h02
Bonjour, Je pense que le travail de Franck Chevallier, permaculture, gestion holistique et sous-soleuse yeomans, peut vous interéssez. http://www.paysages-fertiles.fr
Steve
durant, le 21/03/2016 à 7h19
super article. Nous sommes entrain de réaliser un projet sur notre ferme, amener la permaculture dans notre élevage de porcs et de volailles. Mais pour le coup on a 3 ânes aussi et là ça me permet une belle réflexion pour leurs parcs.
voici notre projet par curiosité : https://www.youtube.com/watch?v=QlIScLoepxI
ISABELLE, le 22/03/2016 à 20h16
attention aux érables et à la myopathie atypique équine qui provoque le décés de nos équidés en quelques heures …..
http://labos.ulg.ac.be/myopathie-atypique/
Niko Du Pinsoie, le 30/03/2016 à 15h10
Un grand merci pour l’article et les commentaires qui regroupent tous les problèmes auxquels je réfléchis depuis plusieurs années: j’ai deux chevaux sur un ensemble paddock/rivière pour l’hiver, avec abri sous des résineux, et une prairie assez sèche et crayeuse (en champagne) d’un peu moins d’1ha) pâturée intensivement depuis plusieurs années. Au départ elle avait été semée d’un mélange pour vaches trèfle/graminée. au fil du temps j’ai beaucoup de séneçon qui se répand car évité spontanément par les chevaux(danger?). Une haie mélangée avec pas mal d’érables champêtres, plus quelques érables sycomores dans la zône boisée (danger?, ils n’ont pas l’air de toucher aux feuilles à l’automne alors que le frêne, ils adorent) . J’ai une zône infectée par la renouée du japon venant des voisin: puis-je les mettre sur le problème au printemps sans danger ?
encore bravo et merci
valou37, le 02/08/2016 à 10h48
Excellent article!!
Merci beaucoup!
Je vais pouvoir continuer mon travail de paddock paradise même si sur 1 hectare cest difficile mais j’y travaille!
De La Bigne, le 02/04/2017 à 14h24
Bravo pour ce papier hyper détaillé Merciiiii
Caroline Schurger, le 11/07/2017 à 9h16
si je peux me permettre de signaler comme plante toxique pour les chevaux citées dans l’article : le Mélilot, la Porcelle enracinée, et les trèfles (toutes les légumineuses, gesses etc..) Alors pourquoi proposez-vous d’en semer dans leurs prés ? (y compris Renouée du Japon, Bambous et autres exotiques dont on ne connait pas encore l’éventuelle toxicité)..) Cela me paraît contradictoire, et dangereux. Il y a déjà assez de pantes toxiques pour eux, comme ce satané Séneçon de Jacobée entre autres !
guillaumeparisot, le 11/07/2017 à 15h24
Bonjour,
Pourriez vous citer vos sources ?
Les chevaux ont 50 millions d’années d’évolution derrière eux… Je pense qu’ils savent mieux gérer les végétaux dont ils ont besoin à partir du moment où la diversité est conséquente.
Le seneçon ne pose problème que dans le foin ou en cas de famine.
bonjourdesanes, le 11/07/2017 à 15h52
Érables sycomores …. Printemps 2017 – A la date du 3 juin 2017, 250 cas compatibles avec le diagnostic de myopathie atypique ont été communiqués à la Faculté de Médecine vétérinaire de Liège https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10207198585042884&set=oa.726306370854451&type=3&theater
bonjourdesanes, le 11/07/2017 à 15h54
La myopathie atypique des équidés est un empoisonnement qui affecte les équidés en pature qui ont ingéré de la toxine ( hypoglycine A) des érables sycomores. Les samares (graines) à l automne et les plantules (pousses de ces graines qui ont germé) au printemps .
C est une maladie musculaire généralement fatale .
https://www.facebook.com/groups/726284037523351/?ref=bookmarks
Voir le site OFFICIEL http://labos.ulg.ac.be/myopathie-atypique/
Définition de La Myopathie atypique des équidés
une maladie généralement fatale se caractérisant par une dégénérescence sévère des différents groupes musculaires,
dont les muscles intervenant dans la respiration, la posture, ou encore le muscle cardiaque.
Tous les équidés (chevaux, ânes, …) sont concernés par la myopathie atypique lorsqu’ils séjournent en pâture la majeure
partie de la journée au printemps et à l’automne. ( équipe AMAG )
Picot, le 22/07/2017 à 12h07
Bonjour,
Je lis dans cet article que le Catalpa est ‘bon’ pour les chevaux. Pourriez vous me l affirmer ? En effet je suis dans la réflexion pour en planter un dans les paddocks pour son ombre, et j ai parcouru tellement de site ou le doute plane. Ses fruits et feuilles sont comestibles par les chevaux ? J en ai un qui est tellement gourmand qu il est capable de m ingérer du plastique qu il a pris en guise de chewing-gum !
Hélène, le 15/09/2018 à 12h14
Merci pour cette article intéressant mais néanmoins, comme remarqué plus haut, parsemé d’embûches.
A noter que la fourbure est causée par un excès de glucides solubles et non d’azote.
hoecks c, le 07/12/2018 à 14h56
Nous possédons une prairie séparée en deux dont un agriculteur sème de l engrais chaque printemps. Nous souhaiterons utiliser comme engrais notre fumier constitué que de paille souillée sur la partie qui est au repos l hiver.Nos deux chevaux sont au foin,carottes, all soupe d’aveve. Mais comment pouvons nous procéder sans un tracteur?.. Merci
Guilhem Arnal, le 03/01/2019 à 9h39
Merci pour cet article, les éditions de terran proposent des livres thématiques pour approfondir
Après la tempête de 99 j’ai échangé des bois fracassés contre des plantations de douglas de 40 ans dégagés et souches andainees.
Les andains se sont transformes en haies de frênes merisiers, j’ai protégé les tiges avec du grillage pendant plusieurs années.
Les moutons et une ânesse ont favorisé le retour d’une prairie diversifié e car les équins monogastriques ne ruminent pas et dispersent les graines de plantes utiles dans le crottin.
L’ânesse se régale des merises, baies, feuilles et par les trognes je lui fournis des jeunes pousses de frêne appréciées.
Les ronces et merisiers sont mellifères.
Au delà de cette pâture arborée située le long d’un sentier de randonnée c’est la monoculture des douglas avec son rideau vert permanent.
De l’écrin vers l’écran pour reprendre un café géographique…
Cependant un douglas isolé est apprécié pour son ombre, pour se gratter le dos et bénéficier des essences anti insectes je pense.
Je pense que les merisiers deviendront des billes pour menuisiers et les frênes me chauffer ont.
J’ai suivi une formation plessage au parc des monts de la madeleine et je vais pratiquer cette technique ancestrale.
Je confirme par mes observations le rôle des haies dans l’évapotranspiration du aussi à l’apport des feuilles.
Guilhem arnal eco sylvo pasteur en Forez.