Suite à l’introduction sur les croyances du dernier article, on a vue que certaines idées ou concepts pouvaient n’être que des « croyances » et donc amener des faits ou des conséquences qui eux, finalement « ne collent pas ». Je vais essayer de mettre en lumière MA compréhension du fonctionnement du pied du cheval. C’est le fruit de 6 ans de recherches, d’une vie (presque) passé avec les chevaux et de la confrontation des conclusions de nombreux auteurs célèbres ou moins célèbres. Attachez vos ceinture, ce que je vais exposer là, risque de révolutionner votre compréhension globale de la locomotion équine! Le cheval ne marche pas sur sa paroi! Comment je peux en être sur? Pièce à conviction n°1: Le creux caractéristique au niveau du bourrelet coronal, au dessu...
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Marie, le 27/04/2014 à 18h11
merci Guillaume pour cet article, comme d’hab c’est toujours bien écris et précis^^
J’ai reconnu le pieds de mon cheval sur une photo, malheureusement elle ne fait pas parti des photos « à suivre », mais plutôt de celles « à ne pas faire »… Enfin, avec le temps on y arrivera!!
guillaumeparisot, le 27/04/2014 à 18h14
Bonjour,
L’important, c’est de comprendre vers quoi faut aller… POURQUOI…. puis de s’atteler au comment…
On va y arriver!
Pierre dit mcferrant, le 27/04/2014 à 18h23
Dans le mille Guillaume, bravo et encore bravo
solinvictus82, le 27/04/2014 à 18h54
Merci pour cet article. Mon vieux fourbu (paré, comme je peux, comme cité au dessus) est au taquet et marche comme jamais il a marché depuis 2003 (et sur tous sols testé vendredi). A tel point que je me dis que je vais vendre le PS et remettre le vieux au taff. Quant au TF lui égal à lui même : depuis sa fracture de l’épaule, il est indestructible…
Gwennaël CADET, le 27/04/2014 à 19h22
Je viens de découvrir que ma méthode de parage des fourbues étaient la même que celle de Ramey 🙂
Claire Vandenbulcke, le 27/04/2014 à 23h05
Et hop, la pénible arrive… Tu pourras supprimer 😉 Sur les 3 photos de pieds de chevaux féraux mis en exemple pour illustrer le fait que la fourchette et les glomes ne font qu’un, la paroi touche le sol, à priori pas de chanfrein sur ce type de pied…
Ju, le 27/04/2014 à 23h16
Article très intéressant !
Je note une chose, par contre, par rapport à la formation des vétérinaires : les deux labos de biomécanique du cheval en France (Lyon et Maison-Alfort) font de grosses recherches sur toute la locomotion du cheval, et ont des résultats très intéressants… Mais, je trouve, les mauvaises conclusions dessus, ou alors une incompréhension. Pourtant, la gestion de l’énergie, des articulations, de la foulée… ont été revus et re-revus, sans amélioration notoire.
Un de mes profs de biomécanique du cheval a justement dit que la plupart des pathologies venaient des pieds… mais semblait résigné au fait que les gens n’étaient pas prêts pour le pied nu. On a des tas de connaissances sur des problèmes pathogènes du dos (conflits de processus épineux par exemple) dont les propriétaires veulent supprimer les conséquences sans vouloir toucher à la cause. Malheureusement, dans ce cas, le vétérinaire ne peut faire que tenter de soulager le cheval, car la plupart des propriétaires dans ce cas sont trop bornés ou ‘ont entendu que’ et se déculpabilisent en se disant que c’était voué à le devenir.
On en est à ce stade, encore, pour tout ce que l’humain entraîne comme pathologies sur le cheval sans se remettre en question. Et leur argument ? ‘Bah dans la nature, il sera mort dévoré car il est trop maladroit, trop ci, trop ça’. Faux… On ne leur a juste pas donné la chance de tenter de s’en sortir seuls.
meriadine, le 27/04/2014 à 23h26
il me semble que sur ces 3 photos, ce qu’on voit surtout, c’est que la plus grosse partie « porteuse » ..c’est la sole périphérique! je ne crois pas que l’idée développée ici est que la paroi de doit rien supporter du tout. Le chanfrein sur fait sur la partie externe de la paroi il me semble. Il y a bien un chanfrein ( plutôt usure ) sur ce type de pied, car a mon avis l’épaisseur de leur paroi est bcp plus importante au dessus que ce que l’on peut voir sur la photo au niveau de la sole. effectivement un commentaire peu utile et surtout peu renseigné.
guillaumeparisot, le 28/04/2014 à 1h01
Salut La pénible,
Et oui! Ces pieds (dont aucun n’est férale) ont tous eu un parage « naturel » avec un bon mustang roll et une forte descente de talons…. mais sans avoir été abîmé par de la ferrure… ce qui changes tout!
Si tu ne vois pas le roll sur le pied du milieu, il est temps d’acheter des lunettes! 😀
L’harmonie des structures peux donc se faire sans avoir à lutter contre un début de descente distale, une séparation, une rotation et surtout ils ont des structures saines et correctement développés.
Comme le fait très justement remarquer Meriadine, C’est bien la sole périphérique qui est porteuse, tout simplement parce qu’elle est bien développé et que la paroi se maintient d’elle même par usure et parage « au niveau ».
Effectivement, suivant l’angle de prise de vue et si on est « avant ou « juste après » le parage, on voit pas la même chose.
Du coup, « roll » ou « chanfrein » on est dans le détail… puisque ces pieds ont déjà une sole porteuse…. avec une bonne surface solaire bien développé. La forme de la fourchette le démontre.
Le chanfrein est essentiel à plusieurs titre et je l’ai déjà expliqué en long et en large dans d’autres articles… Tu pourrais au moins faire l’effort de lire un peu.
Bref. Je crois que tu peux bosser un peu la compréhension du fonctionnement du pied… 😉
(je n’effacerais pas! j’adore argumenter contre les boulets!)
guillaumeparisot, le 28/04/2014 à 1h04
Bonsoir,
Vous dites: « Lyon et Maison-Alfort font de grosses recherches sur toute la locomotion du cheval, »
Oui, du cheval FERRÉ ! Donc, rien à voir avec le fonctionnement « physiologique » du pied.
« et ont des résultats très intéressants… »
Sources? Liens?
Parce que « à ma connaissance » non… y a pas de résultats intéressants. (mais je serais super content de me tromper!)
guillaumeparisot, le 28/04/2014 à 1h05
Salut,
On en vient tous à ce constat je crois au bout d’un moment… 😉
Christelle Kowalewski, le 28/04/2014 à 3h34
je propose que vous, pro du pied et de son fonctionnement, vous publiez un résumé simplifié de cet article pour les propriétaires de chevaux, et les enseignants hésitant encore à remettre leurs chevaux sur leurs pieds! c’est vraiment pas facile de faire comprendre qu’un cheval pieds nus est bien mieux ds ses basket, mais qu’il lui faut lui laisser le temps de repousser ds le bon sens…
Promis je ferais suivre en France, au Québec et en Allemagne…
sicre, le 28/04/2014 à 11h11
Bonjour,
J ai lubavec beaucoup d intérêt et de concentration votre article mais effectivement un peu de vulgarisation serait bienvenuebpour mes faibles connaissances en mecanique du pied comme toute bonne cavaliere qui se respecte !!!!! Et oui j ai des chevaux depuis 20 ans mais aucune connaissance en ce domaine. Je suis tres tentée de mettre tous le monde pieds nus mais je n ai personne à qui confier cette mission en toute confiance ! Y a t il un endroit wur le net ou trouver les coordonnées de personnes compétentes ? Car malheureusement je pense que les margoulins vont débarquer sur ce créneau dans peu de temps.
Merci encore pour cet article et je sais, je fais aussi un peu partie des boulets !!!!!
Sandrine
Au cas ou, je suis en basse normandie dans l orne ( ma meute : percheron, ps, trotteur)
guillaumeparisot, le 28/04/2014 à 11h16
Bonjour,
Merci pour le commentaire.
Je découvres que mon article de « vulgarisation » archi simplifié….. est encore trop complexe… 🙁
J’avoues que j’ai beaucoup de mal à simplifier, quand je penses que j’ai déjà simplifié au max pour moi! 😆
Mais c’est une super nouvelle puisque ça me donne encore du défi!
Est-ce qu’un livre sur le sujet pourrait trouver un accueil favorable?
laurent, le 28/04/2014 à 12h29
je parcours ce blog depuis quelques jours ; c’est très très intéressant ! merci ! (au passage, je remarque une photo de l’antérieur de mon cheval habanero = pied ant. G vue du dessous, venant d’être paré « au sang » par un crétin de passage qui se disait pareur après 3 stages… Plus de sole creusée jusqu’au sang, barres creusées jusque sous la fourchette, talons surbaissés n’existant quasi plus, ce qui a valu des bleimes suppurées aux deux pieds, 70 kg de perdus, des semaines de souffrance et une énorme colère vis à vis de ce gus, ainsi qu’une immense tristesse en voyant mon pauvre cheval marchant à peine, même dans la boue !)…. Depuis, je m’informe, je lis, je tente de comprendre et ces articles m’aident beaucoup !
guillaumeparisot, le 28/04/2014 à 14h56
Bonjour,
Il en effet URGENT que les proprios comprennent bien les enjeux de la mise pied nu et de la réhabilitation et arrêtent de suivre les conseillent foireux de ces apprentis sorciers à qui ont a MENTI pendant ces fameux séminaires de 3 jours!
Je peux vous dire que quand les gens sortent de mes stages, ils réfléchissent plutôt à 4 fois avant chaque geste d’entretien!!!
Et ont bien compris la différence entre un parage de correction et un parage d’entretien.
Il est très important que les proprios comprennent ce qu’il ne faut pas faire pour éviter qu’on leurs abîment leurs chevaux.
Ce blog sert à cela… et aussi à montrer que je ne fais pas le même métier qu’eux!
Chabanolles, le 29/04/2014 à 6h51
Bonjour,
Mes chevaux, de travail comme d’élevage, sont sans fer depuis 8 ans, sur tous terrains, ça fonctionne bien (je ne fais que de l’entretien ), pas de souci avec les animaux mais avec les humains c’est une autre histoire ! :
– très difficile de trouver des pro compétents qui se déplacent au fin fonds de ma campagne pour les parages de rectifications
– quasi impossible de rassembler assez de gens intéressés pour organiser un stage
– la jument que je viens de vendre, qui vit et travaille pied nus depuis toujours sera ferrée dans un mois car sinon elle n’est pas acceptée pour le stage en éthologie que veut faire sa nouvelle proprio ! et c’est dans une « écurie » très connue et re-connue !
Je suis atterrée !
Je ne sais plus comment relayer le message puisque même en « montrant l’exemple », en transférant le lien vers ce blog, les vidéos d’Enoff etc… ça reste difficile ! Pourquoi ?
Sophie, le 29/04/2014 à 7h17
C’est vrai qu’on ne le souligne pas assez: parage de correction et parage d’entretien, ce n’est pas pareil! Chaque propriétaire est capable (et devrait!) après une brève instruction et un peu d’accompagnement de limer un éclat, maintenir un roll avec une ‘rider’s rasp’ ou de retirer un flap de fourchette prêt à peler. Un propriétaire attentif devrait aussi être capable d’identifier un problème (déformation, légère boiterie, raideur, aplombs qui se modifient, texture du sabot qui change) pour pouvoir en faire part à son pareur (combien de propriétaires attendent leur 8 semaines calendaires pour leur rendez-vous alors qu’un problème se manifeste avant?).
Par contre, pour effectuer un parage de correction, il faut avoir l’oeil pour identifier les problèmes et savoir ensuite les traiter, et surtout en combien de parages les traiter (combien de pareurs prétendent corriger un pied en un seul parage! ça donne des pieds comme le cheval de Laurent qui a souffert pour rien). Et pour ça, il faut accumuler les heures de théorie et de pratique, et surtout être bien encadré! Comme dans tout métier il faut apprendre la base, puis exercer.
sylène, le 29/04/2014 à 7h51
pitié Guillaume ne simplifie pas trop, à trop simplifier l’équitation on a fait de la merde!!! alors on va se secouer un peu les varices, mettre en pratique et puis ça mettra peut être un peu de temps si on a des grosses varices mais les choses vont bouger d’elles même!!!
Mesdames Monsieur organisons des stages!!!
élodie, le 29/04/2014 à 9h06
Guillaume, ton futur bouquin, je crois qu’on est nombreux à l’attendre avec impatience !!!!! Il est vrai que l’article est très technique mais je pense qu’on peux tous en comprendre le sens global, au moins. Le bouquin idéal comporterait une partie descriptive, anatomie et fonctionnement, et une partie pratique, techniques de parage et conséquences, le tout agrémenté de tes nombreuses photos et schémas. Bref, moi j’achète de suite et je serai pas la seule… Merci pour tout ce que tu partages…
Jul, le 29/04/2014 à 10h15
Pour la question « Est-ce qu’un livre sur le sujet pourrait trouver un accueil favorable? » je dis OUIIIIII
Il serait accueilli avec joie je pense, vu l’énorme demande dans ce sens.
Le seul point négatif à mon avis, serait que du coup, ça va encore générer des apprentis sorciers du pied nu, au détriment de tjs la même victime, le cheval…
Puis, le pied sur papier, même sous tous les angles, ça ne vaut pas une prise en main.
Ton projet d’accompagnement est tentant, surtout à la suite d’un stage pour avoir déjà une base, et pourquoi pas des fiches par cas de figures rencontrés ou par thèmes non ?
Claire Vandenbulcke, le 29/04/2014 à 17h05
A vos ordre, je vais m’interroger sur le fait que mes chevaux passent partout tout le temps aux 3 allures sur tous sols malgré ma piètre connaissance du fonctionnement du pied :-(… la chance surement 😀 A quand tes tournées dans le 22 ?
guillaumeparisot, le 29/04/2014 à 19h13
Salut,
1ere erreur: considérer que ce qui fonctionne sur TES chevaux, CHEZ TOI, devient une règle.
2e erreur: considérer qu’un cheval « qui marche partout » est synonyme d’un bon développement des structures. ( Devrais je te rappeler que les chevaux ferrés « marche partout » AUSSI ! 😉 )
DONC,
Laisser de la paroi sur un pieds sain pour aller dans les cailloux apporte AUSSI du support périphérique et ses effets secondaires sur le long terme.
Laisser un un ou 2 millimètres en fonction du terrain est complètement différent de laisser le pied en appuie périphérique. (l’usure va jouer, et le « jeu » de l’arche interne également)
Faut arriver à comprendre que POUR RÉCUPÉRER UN PIED PATHOLOGIQUE, qui aurait par exemple une sole fine, une DD, ou des structures faibles… TON système ne fonctionnera pas.
« DIAMANT » en est l’exemple type… et Dan a dus modifier son parage…. (vue que lui, aussi, est dans la paroi porteuse!)
Bien-sur que « La paroi » permet de tricher… et de soulager la pression sur la sole primaire… mais ce n’est pas le fonctionnement privilégié du pied. Sinon, les chevaux ferrés n’auraient jamais aucun problèmes!
Une solution alternative…. est de soulager complètement la paroi lors du parage, pour stimuler la sole périphérique et accompagner l’épaississement de la sole en chanfreinant à chaque fois.
On provoque alors un cercle vertueux et plus une dégénérescence de la sole… qui s’affine et s’exfolie (sole crayeuse) si elle n’est pas assez stimulée! (donc compactée)
Le but est de jouer entre la stimulation et la protection tout en gardant l’équilibre des fonctions.
Une structure ne doit pas être trop sollicité par rapport aux autres.
Le cheval pourra épaissir sa sole juste après le parage et dès le 3e jour, sa paroi INTERNE sera de nouveau en support… SI tu laisses ta paroi en support le jour du parage, dès le 3e jour, ta paroi externe sera en support!!!
Faut pas confondre le « parage naturel » et la « podologie équine ».
Maintenir un pied sain opérationnel avec des conditions de vie naturel ou redonner aux structures la possibilité de retrouver leurs équilibres dynamique par des gestes adaptés aux possibilités du moment.
En phase de réhabilitation, mon cheval au vue du spectrum ne sera peut être pas autorisé à faire plus qu’une ballade en main de 20′ sur une route exempte de graviers… ou QUE sur du sable… ou que dans l’herbe ou avec des boots…
La phase » utilisation en tous terrains » c’est la fin du programme… pas le début!
Une tournée dans le 22?
Je sais pas… quand j’aurais des demandes.
Sophie, le 29/04/2014 à 20h31
« Le cheval pourra épaissir sa sole juste après le parage et dès le 3e jour, sa paroi INTERNE sera de nouveau en support… Si tu laisses ta paroi en support le jour du parage, dès le 3e jour, ta paroi externe sera en support!!! »
Je trouve cette phrase très importante… (pas que le reste ne soit pas important, mais là ca fait tilt…)
Donc ca voudrait dire que en théorie (si on part du principe d’une usure naturelle quasi nulle)… si on fait laisse la paroi interne en support lors du parage, faudrait refaire le chanfrein idéalement tous les 3 jours.
Moi qui laisse toujours la paroi interne en support au niveau de la sole par peur d’être trop invasive…..
Sachant que ma jument a les antérieurs très plats, sans concavité…. finalement ca expliquerait que la situation ne s’améliore pas franchement…
Et ca explique aussi le fait que mon roll disparaisse toujours aussi vite…
guillaumeparisot, le 29/04/2014 à 20h36
BINGO….. 😉 Faut donc bien gérer l’après parage et lever le pied en pensant bien qu’on est dans la réhabilitation!
Il est par contre obligatoire de mettre en support la sole périphérique et la ligne blanche pour « stimuler » ces structures. (quitte à mettre une boots pendant 3 jours)
Tu risques de voir la concavité se créer rapidement si tu changes ce paramètre.
Tout en ayant respecté le Soc et reculé le point d’impact…. !
Sophie, le 29/04/2014 à 21h47
Le soc…. J’ai cherché mais pas trouvé quelle partie cela désigne…
Jul, le 29/04/2014 à 22h21
Seat of Corn
Cette phrase aussi m’a fait tilt, car je n’ose pas non plus trop être invasive avec la paroi, mais je me suis demandé autre chose, au bout des 3 j après le parage, la paroi a poussé un peu, mais à ce point là, du coup c’est le tassement de la sole qui accentue cet effet ou j’y suis pas du tout ?
Sophie, le 30/04/2014 à 9h38
Non, pas la chance, vos chevaux bougent et ont l’ooportunité de fabriquer le pied dont ils ont besoin!
http://rockleyfarm.blogspot.ch/
Sophie, le 30/04/2014 à 9h46
La réponse du pied peut être extrêmement rapide!
Mon gros est en phase ‘définition de la concavité’. P3 est remontée à sa juste place avant l’hiver, mais vu les terrains gelés et irréguliers, il a fait d’épais cals de sole. Les lacunes latérales étaient très profondes, mais la sole paraissait plate (Ramey appelle ça un ‘road foot’). Depuis le retour du soleil et d’une accélération de la pousse, chaque fois que je fais un chanfrein, en 3 jours, j’ai des cals qui partent par paquets autour de la fourchette. Je chanfreine actuellement tous les 10 jours (je ne fais rien d’autre), à chaque fois j’ai des paquets de cals qui partent. Le week-end dernier, j’ai des cals qui sont partis 3 jours après mon chanfrein de routine, mais cette fois en quartier et au seat of corn. J’ai donc dû réduire la paroi de 5mm et effectuer le premier parage de l’année, car en 24h, j’avais tout à coup 5mm de paroi excédentaire!
guillaumeparisot, le 30/04/2014 à 9h54
Salut Sophie,
Et oui…. c’est précisément ce que les gens ne comprennent pas tout de suite… on laisse pousser la sole… on accompagne sa pousse avec la pousse de la paroi…. Ce qui fait qu’on a quand même de la paroi au final… sauf que les appuies sont correctement répartis!
Laisser de la paroi pour compenser une sole fine est une erreur.
Tout comme creuser la sole primaire pour créer une fausse concavité!
Sophie, le 30/04/2014 à 11h44
Oui tout à fait! Et le pied peut vraiment réagir très vite! Je ne connais aucun pied qui pousserait de 5mm en 24h 😉
Pour la paroi je laisse pour l’heure toujours 2mm en talons au-dessus du seat of corn, sinon le cheval redevient sensible et pose à plat ou en pince. Mais ses fourchettes sont encore un peu maigrelettes, c’est pour ça. A 2mm au talon, elles touchent le sol au repos, donc amortissent à la charge du pied. Mais une charge permanente est encore prématurée. Je les regarde s’élargir avec plaisir gentiment au fil du temps, mais si je précipite trop le phénomène, le gros boite. Donc on attend que l’intérieur du pied fonctionne mieux, et que les fourchettes soient 100% fonctionnelles.
J’ai aussi remarqué que le pied fait une chose à la fois. En ce moment, il exfolie ses cals et les dernières traces d’évasement en quartiers diminuent dès que je râpe la paroi pour suivre la ‘montée’ de la sole. Les fourchettes me réservent peut être une avancée spectaculaire quand l’autre processus sera terminé!
guillaumeparisot, le 30/04/2014 à 11h54
L’avancé des travaux se fait en fonction des plexus. L’apport en sang et la capillarisation se fait dans l’ordre et ne peux pas se faire n’importe comment.
D’autre part, sans fourchette, rien n’est possible… puis c’est le coussinet, puis les cartilages…
On peux voir un pied avec une belle sole et une belle concavité mais qui pourra être atrophié derrière, avec une fourchette ridicule et des glomes serrés… et là, faudra passer par une semelle a support de fourchette pour atteindre les fondations et provoquer la régénération par l’intérieur avec une mise en compression rendu possible par la semelle.
Rééduquer est plus difficile que développer! Aussi parce que le schéma corporel du cheval doit se modifier … donc ça demande des changements neurologique… et donc de la rééducation fonctionnel… sans demander trop, sinon le cheval se protège et donc n’évolue pas…
Sophie, le 30/04/2014 à 13h41
Le pied sait comment se réparer si on l’aiguille dans la bonne direction et qu’on l’aide progressivement selon son évolution. C’est comme se casser une jambe: un médecin peu realigner les os, mais seul le corps SAIT comment et dans quel ordre ressouder ces os. En parant, on aligne/équilibre, mais seul l’organisme du cheval peut/sait soigner véritablement les structures internes.
Un pied pathologique ‘réparable’ en un parage c’est impossible 🙂 Par contre, ouvrir les bonnes portes et préparer de bonnes conditions et l’avancée des réparations peut faire des bonds successifs spectaculaires 🙂
Il est dommage aussi que certains pareurs ou propriétaires ne réalisent pas les transformations ayant lieu DANS le pied et que parfois l’extérieur du sabot semble ne pas évoluer alors qu’à l’intérieur tout est en train de changer… Et là on se retrouve avec des sculpteurs de moignons croyant que plus ils parent de matière, plus ça se soignera vite 🙁 Un pied doit POUSSER sainement, pas être creusé pour avoir l’air sain…
Rééduquer est plus difficile que développer, c’est plus que certain. Parer et entretenir un pied qui n’a jamais été ferré sera toujours plus facile que de ‘reconstruire’ un pied déformé, infecté, dynamiquement faussé…
Sophie, le 30/04/2014 à 20h49
»On peux voir un pied avec une belle sole et une belle concavité mais qui pourra être atrophié derrière, avec une fourchette ridicule et des glomes serrés… »
Et pour le contraire? Une belle fourchette bien large, des glomes bien écartés mais 0 concavité ?
guillaumeparisot, le 30/04/2014 à 22h21
Bonsoir,
Arche interne effondrée et/ou sole périphérique non développée.
sicre sandrine, le 03/05/2014 à 10h10
BONJOUR
et une tournée ou stage 61 ?
Votre article était tres bien fait, c est moi qui ne me suis jamais interessé à la question ! j ai des chevaux depuis 20 ans des maréchaux « serieux » donc je ne me suis jamais posé la question comme je pense 95 % des cavaliers ! l’age, les rencontres, les blogs me font me poser des questions.
Pour répondre à SYlene, bien évidemment que l article est accessible mais il faut déjà avoir des connaissances en anatomie du pied et le vocabulaire qui va avec !
bonne journée
sylène, le 04/05/2014 à 22h34
et ces connaissances et ce vocabulaire on le trouvera dans des stages avec de supers ORGANISATEURS !!!!
« investir » dans un stage de 2 jours pour s’initier à la lecture de cet article!!
guillaumeparisot, le 04/05/2014 à 23h56
Toutafé ! 😉
sicre sandrine, le 06/05/2014 à 11h03
Oui c etait ma demande de depart, ici 61 j entends parler de pareurs mais comme je ne veux pas confier leurs pieds a des « apprentis sorciers » qui commencent à sentir le fillon je voulais juste un nom ou un stage eventuel !
merci et bonne journée
Sarah, le 07/05/2014 à 14h12
Si tu veux des client dans le 22, il y a … moi!!! Vivement le stage en tout cas pour mettre tout ceci en pratique!!!
Loooxa, le 08/05/2014 à 21h46
Sandrine, j’organise un stage dans la manche les 28 et 29 juin avec Guillaume… C’est à côté de Cherbourg, ce n’est pas si loin… La bonne nouvelle, c’est que je veux bien faire l’effort de prendre une personne de plus à dormir à la maison gratos, si cette personne n’a pas peur des ambiances « auberges espagnoles », lol….
Nous ici, dans la Manche, on a pas de pareur qui tienne la route (ou alors j’ai mal cherché). Personne ne se déplace jusqu’ici.
La seule solution est de se former, et après je pense, d’être accompagné à distance par un bon pareur. C’est ce qui est prévu avec Guillaume.
Et là encore, même problème pour organiser un stage: les gens sont englués dans leurs traditions. Ce qui semble innovant fait peur, surtout quand l’image du truc a été malemenée par des charlots, des gourous, et des agressifs qui au bout du compte n’ont fait que desservir la cause du pied nu.
Quand les gens eux meme en « transition » c’est à dire se questionnent un tout petit peu, ils tombent parfois sur les procés en court contre des pareurs, sur les rapports de l’UFM à ce sujet, on ajoute à cela une pincée de « tradition » assénée par un maréchal et une goutte de tradition ajoutée par un gérant de centre équestre à bonne réputation , et tiens on va remettre un soupçon de « bon sens commun », c’est à dire des petites phrases et réflexions données par tous nos amis qui ont des chevaux ferrés… et on voit nos gens qui se posaient juste une ou deux questions faire « machine arrière », et préferer la TRADITION.
« tradition » signifie « vérité ». Comme si on devait oublier que les premiers à avoir prouvé par A + B que la terre était ronde avaient cramé sur un buché….
Aujourd’hui, une amie avec qui je débat du pied nu m’a dit « je préfère faire confiance aux gens qui ont toute une vie d’expérience avec les chevaux, et dont tous les chevaux vont très bien toute leur vie »….. ce qui ne se voit pas, n’existerait donc pas… et quand le cheval va mal, le maréchal aura toujours une explication.
la « tradition » est un gage de qualité il semblerait…
Tout ça pour dire que OUI organiser des stages pour se former c’est bien gentil, mais c’est très DUR pour les remplir (j’en suis à mon troisième report de date par manque de participant).
C’est dur aussi d’être tout seul dans son coin, à se débattre avec ses questions quand on est face aux pieds, avec personne pour regarder le cheval et dire « ah ouais, moi j’aurais pas fait comme ça là, et j’aurais fait comme ça là »… Certains diront (clin d’oeil) qu’il faut prendre le taureau par les cornes, se lancer tout seul une fois qu’on a assez de connaissances, mais je persiste, TOUT SEUL contre TOUS (car c’est un peu ça) c’est dur.
Mais pas impossible avec un bon stage et un bon accompagnement…;-)
Désolée je me suis lachée, c’est un peu long tout ça…
guillaumeparisot, le 08/05/2014 à 22h08
Bonsoir,
Merci pour le partage.
magali, le 01/06/2014 à 10h36
Suite à tous vos superbes articles, j’ai repensé mon « entretien » entre les passages de mon MF. Faut dire que les entretiens se sont limités pdt un temps à un coup de rape minime sur le pourtour; rien qu’après ça, avec ma super pratique j’étais en nage et courbaturée!!!
Depuis, je me suis assise pour le nettoyage des pieds et pour l’entretien! N’ayant pas de magnifique tabouret comme vous, j’utilise ma boite de pansage, tout bêtement. Hauteur d’assise environ 40 cm, pas trop mal pour ma jument. Ensuite je fais faire à ma jument quelques étirements pré et durant l’entretien car mes mouvements non professionnels (!!!) sont un peu longs (!!!) et parfois pénibles (!!!) à endurer pour elle, donc hop, étirements des membres, puis régulièrement reiki sur les 4 pieds.
Ayant remarqué que mon MF laissait la paroi à plat et un peu longue et faisait un roll juste sur la paroi externe, que la jument posait plutôt à plat les antérieurs et mi-plat / mi-talon selon les jours pour les postérieurs, alimentée par vos articles, je suis passée à un chanfrein plus accentué de la paroi, il y a 3 semaines, jusqu’à la ligne blanche. Bien sûr je ne touche pas à la fourchette sauf pour aider quelques lambeaux qui parfois ont du mal à partir et pendouillent lamentablement, servant de nichoir à petits cailloux, ni à la sole.
La locomotion en a été immédiatement changée, ma jument a de suite tout posé franchement en talons. Par contre, sensibilité immédiate aussi sur les cailloux.
3 jours après, la paroi avait repoussé tellement que j’ai refait le chanfrein. Parallèlement, les barres étaient devenues très proéminentes, et des cals ont surgi de partout sur l’ensemble de la sole.
Je n’y ai pas touché, sauf aux barres que je rabote un peu sinon elles prennent un air de crêtes de coq un peu affaissées. Et je poursuis mon chanfrein de paroi environ tous les 3 jours, car elle pousse à une vitesse vertigineuse. Les talons semblent s’écarter (pas du tout fermés auparavant, je précise), j’ai eu la mauvaise idée de toucher à un petit cal en pince sur un antérieur car il me « génait visuellement » et surtt je voulais savoir ce qu’il y avait dessous, j’y ai trouvé un hématome, donc je présume que toute la surface des cals est dans ce cas, en train de développer de la sole pour renforcer celle-ci des agressions que je lui ai fait subir suite à son exposition accentuée du fait de mon chanfrein.
IL me faut ajouter que les pieds sensibles sont les antérieurs càd ceux qui sont le moins touchés par les défauts d’aplomb de ma jument et que le MF laisse le plus long en paroi et en talons en général, tandis que les postérieurs, qui sont bien plus courts en paroi et en talons (au désespoir du MF) n’ont actuellement aucun souci de sensibilité et par contre récupèrent en rectitude au niveau de leurs aplombs juste par ce chanfrein prononcé (par rapport à d’habitude) de la paroi.
J’en conclus que j’ai trop chanfreiné pour les antérieurs et que cela demande beaucoup d’adaptation d’un coup. En même temps, qd je vois la paroi avoir repris au bout de 3 jours, je me dis qu’il est difficile de faire autrement si je ne veux pas que la paroi externe soit en appui…
D’autre part, l’antérieur gauche, à priori le plus « normal » des 4 pieds, est le plus sensible et développe depuis 2 jours une excroissance en externe juste à la base sous la couronne. J’ai donc loupé qque chose dans mon chanfrein qui sollicite maintenant la pousse de cette « chose ».
Enfin, ce qui est malheureux, est que je n’ai pas dans mon département, toujours le même problème, de podologue équin reconnu, avec qui j’apprendrais rapidement, et je me sers de ma jument finalement comme « terrain d’expérimentation » de ce que je lis et réfléchis, avec le manque de recul sur les conséquences possibles.
Et je ne trouve pas de propriétaire équin motivé pour faire venir qqu’un (au hasard, vous!!!) pour un stage de 2 jours!!!! Le pied nu dans le Tarn me semble un fait isolé d’individus isolés, et peu manifestent le désir d’en savoir plus, c’est vraiment dommage! Pour dire, ici on parle de parage de pré et parage de travail…
guillaumeparisot, le 01/06/2014 à 11h14
Bonjour,
Merci pour ce retour.
De ce que j’en ai constaté sur le terrain, en redonnant un fonctionnement plus physiologique aux pieds, avec un appuie solaire prononcé et un posé en talon, on va pouvoir voir beaucoup plus précisément les postures de compensations liés à des déséquilibres situés plus haut.
L’équilibre sabot / pied étant respecté, le cheval ne compensera plus sa locomotion « par le bas » mais posera ses pieds en fonction de sa proprioception naturelle et de sa conformation « du moment ».
Du coup, les déséquilibres ou tensions musculaires issu de « l’ancienne » locomotion ou de lésions ostéopathiques vont pouvoir s’exprimer pleinement pour se relâcher spontanément ou devenir très visible pour qu’on puisse les manipuler avec un osthéo compétent et sensibilisé à la podologie.
Il faut bien comprendre que tous ces phénomènes physiologique ont une inertie et la mise en équilibre dynamique du pied va engendrer des conséquences positives « dans le futur ».
On travaille toujours pour ce qui va se passer et pas pour ce qui s’est déjà passé. ( !!! )
Dans toute phase de réparation, on laisse laisse faire l’homéostasie en l’accompagnant au mieux, on pourra donc assister à une régression ou une augmentation du symptôme (réaction de réparation) avant de voir une amélioration s’opérer.
Le symptôme n’est pas le problème, c’est la solution. (mécanisme de nettoyage ou de réparation lié à l’homéostasie)
La sensibilité ou la douleur (naturelle, pas provoqué!) sont donc primordiales pour accompagner la baisse d’activité lié à la cicatrisation de structures faibles, atrophiés ou même dégénérés.
Il est très intéressant de voir comment les pieds évoluent au quotidien en fonction des gestes qu’on leurs applique. C’est comme ça, qu’on sort des dogmes basés souvent sur des constations erronés.
Le moment où vous n’aurez plus besoin de votre MF va arriver très rapidement…. car vous aller vous rendre compte que ses gestes vont à l’encontre de ce que le pied à besoin.
Pour le soucis d’évasement, attention au chanfrein au niveau des quartiers, attention à l’équilibre et à la symétrie sur l’axe de rotation, attention à l’équilibre médiale / latérale (ne pas regarder le pied à bout de bras!) et surtout après cela, voir les déséquilibres et tensions qui viendraient d’au dessus… comme une première cote de travers!
AG, le 17/06/2014 à 12h41
Dans la catégorie stupidité, voici une aberration de ferrage spécial show pour les percherons américains (le tennessee walking horse souffre aussi de ce type de connerie, brûlures à l’acide et tabassage en plus!), ils rendent leurs pieds palmés pour faire lever haut les jambes!!!!!!! Comment être à l’opposé maximal de la nature!
http://percheron-international.blogspot.fr/2010/11/des-palmes-peu-academiques.html
Philippe Bisson, le 20/08/2014 à 14h46
En 2012, la pousse de l’herbe explosive a provoqué une fourbure aiguë sur ma poulinière retraitée en surpoids. J’ai demandé au seul MF qui possède un travail dans ma région de venir lui apporter un parage adapté. Trop pressé et/ou trop incompétent, il n’a pas utilisé le travail et au contraire en deux temps trois mouvements a fait le tour de chaque pied en amincissant la sole. Le lendemain la jument était enflée jusqu’au dessus des genoux et incapable de faire le moindre pas. Quand j’ai pu jeter un coup d’oeil à l’occasion d’un cabrer les jours suivants, j’ai vu que la troisième phalange avait traversé la sole. Ne devrait on pas enlever le droit d’exercer à un MF pareil?
Vétérinaire en retraite dépourvu d’expérience de médecine du cheval, j’ai consulté des confrères qui m’ont tous dit que les espoirs de guérison de mon cheval étaient « bien minces »…. Mais je ne pouvais me résoudre à euthanasier la meilleure de mes amies.
Je l’ai soignée chaque jour que Dieu a fait pendant plus de neuf mois,, cherchant inlassablement les conditions susceptibles de favoriser la guérison de mon affectionnée jument. Evidemment, aucun véto n’aurait pu proposer une telle prestation à un de ses clients…..
Elle a guéri, aussi bien de la bascule de ses 3èmes phalanges que de ses perforations de sole.
Rien de ce que j’ai appris au cours de cette expérience ne vient en contradiction avec cet article.
Ce que je peux attester, c’est que lorsque les conditions ont été réunies, à ma grande surprise, les fenêtres découpées dans la sole par la pointe des troisièmes phalanges – plus de 1 cm de large – se sont presque totalement comblées en une nuit! Je dis bien: EN UNE NUIT SEULEMENT.
A n’en pas croire ses yeux!
Devant une capacité de restauration aussi performante, on se demande comment les vétos et les MF arrivent encore à faire boiter les chevaux.!
guillaumeparisot, le 20/08/2014 à 22h38
Bonsoir,
Devant une capacité de restauration aussi performante, on se demande comment les vétos et les MF arrivent encore à faire boiter les chevaux.
Réponse: Une formation de merde incomplète…
Philippe Bisson, le 25/08/2014 à 20h52
Déjà, ne plus enseigner que l’appui doit se faire sur la paroi ! La paroi ne doit servir que de guêtre pour le paturon.
Déjà, ne plus enseigner qu’un pied fourbu se ferre avec un fer à l’envers, ce qui provoque la bascule de P3 !
Déjà que pour faire pousser la corne de la sole et de la fourchette, il ne faut surtout pas les soustraire à l’appui mais au contraire les mettre en appui, avec délicatesse et progressivité et persévérance…
Rien que cela ne changerait il pas beaucoup les choses ?
guillaumeparisot, le 25/08/2014 à 21h12
Bonsoir,
Bien-sur que oui…
Pourquoi ne pas tout simplement reconnaître la Podologie équine comme une spécialité à part entière?
Philippe Bisson, le 27/08/2014 à 11h22
Bonne idée.
Il n’y a plus qu’à créer un Syndicat des Podologues Equins Français.
philippe B, le 31/08/2014 à 7h47
cela fait bien deux ans qu’il est constitué!
Nicolas Aurore, le 03/12/2014 à 21h25
Article très intéressant et instructif! Mon cheval ibérique de 7 ans est pieds nus depuis toujours. Il est parée par une pareuse spécialisée dans le pied nu, je m’y suis également mise avec son soutien de façon à pouvoir entretenir entre deux parages. Par contre, son pied et sa fourchette son encore loin d’avoir l’aspect escompté, pourriez vous me conseiller? Je n’ai pas encore vu de quelle région vous êtes mais si vous êtes près de chez moi, je vous contacterais surement.
Quoi qu’il en soit merci pour ces articles et la passion que nous pouvons déceler à travers vos écrits.
Aurore
Nadège A., le 21/12/2014 à 20h03
« Comment penser que le cheval puisse être debout suspendu par des feuillets de chair qui peuvent s’arracher à la main et dont la consistance est proche du beurre de cacahuète? »
Pourtant n’est-ce pas le cas des chevaux ferrés? Ce qui laisse penser que ça tient, pas forcément que c’est fait pour ça, mais que ça pourrait le faire en tout cas.
guillaumeparisot, le 21/12/2014 à 22h17
Bonsoir,
Le ferrage fait porter une petite portion de sole périphérique et répartie un peu mieux l’effort qu’un parage qui laisserait porter que la paroi. Il est facile de constater les dégâts occasionnés par une avalure trop importante sur un pied nu. De plus, dans une grande majorité de situations, l’appuie solaire est assuré par de la terre ou même du fumier qui vient se compacter dans la concavité de la sole et/ou du fer. Sur sols mous, l’appuie solaire est aussi présent. La pire situation étant le cheval ferré sur sols urbains. Une bonne couverture permet d’offrir un peu d’appuie solaire mais pas assez pour éviter les décollements de paroi, les descentes distales, les bascules, les seimes et toutes les pathologies du système locomoteur au dessus du pied.
L’étude de la structure et de la santé des tissus et notamment de la sole permet de savoir ce qui convient ou qui ne convient pas.
GERONDEAU, le 26/06/2015 à 15h18
Bonjour Guillaume
Je suis proprio inquiète, curieuse, incompétente mais qui ne compte pas en rester là.
Récemment j’ai fait venir une podologue équine pour mes deux juments.
(…)
Il faut préciser que ma jument TF a les pieds archi-plats. La sole des quatre pieds est contre le sol sur la quasi-totalité de sa surface jusqu’à la fourchette. Ce qui râpe cette dernière, de telle façon à ce que tout le pied jusqu’aux glômes est au contact du sol. Il n’existe pas cet espace vide concave de la paroi ou du pourtour de la sole jusqu’à la fourchette qui permet un effet amortisseur au moment de l’appui, et qui évite que toute la sole, la paroi et la fourchette soient usées si vite.
D’après votre observation et théorie, ce ne devrait pas être un problème, puisque c’est ainsi que toutes les structures du pied se renforcent. Mais ce n’est pas le cas, car ma jument, sans fers, souffre réellement sur la route, les graviers, les cailloux.
La podologue propose que je la ferre le temps que les parois repoussent, que les tissus se reposent et se refassent. Puis peu à peu les amener à se renforcer par l’intermédiaire de boots.
Que me conseillez vous ?
merci
guillaumeparisot, le 26/06/2015 à 20h03
Bonsoir,
Pieds plats = arche interne effondrée et peut être descente distale.
SI l’environnement n’est pas correcte et que le parage ne l’est pas non plus, les structures ne peuvent pas évoluer.
Vous parlez de ballades montés? J’ai l’impression que c’est beaucoup trop tôt!!!
Une « podologue » qui conseille de référer pour faire « repousser la paroi » sur un pied plat, devrait changer de métier…
Je vous conseilles de changer de professionnel.
sebknock@dbmail.com, le 02/07/2015 à 22h15
Bonjour
Vu aujourd’hui un ps anglais de 13 ans qui saute de temps en temps et a toujours été pied nu
Boiterie ant gauche ( douleur au boulet )
Il est paré par un MF mais pour moi, les talons sont trop bas et la pince trop longue , pas de rolling et la sole trop plane je pense
Du coup les boulets sont descendus
Quelques lesions osteo aussi mais , encore une fois le parage , sur ce pied nu , a sûrement entraîné cette boiterie ( alors que d’après la proprio, il n’a jamais boîté avant )
Y’a t’il quelqu’un dans le 56 ( Nivillac ) qui pourrait voir ce cheval (après accord de la propriétaire bien entendu ) .
Merci d’avance
Sébastien KNOCKAERT
Sarah, le 03/07/2015 à 14h40
Bonjour, Guillaume pourrait, lui même, sans doute aller dans le secteur!
Envoyez un mail à son secrétariat pour en faire la demande! services.nevez@gmail.com
Stéphane, le 03/01/2017 à 12h11
Bonjour, c’est quoi le « Soc » ? je trouve la réponse nul part. Merci !
guillaumeparisot, le 03/01/2017 à 15h17
SEAT OF THE CORNS
Laborde, le 12/01/2017 à 23h01
Salut, j’ai besoin de précisions :
« Le parage doit respecter quelques règles:
-Reculer le point d’impact au niveau de la partie la plus large de la fourchette!
-Ne pas toucher à la sole! »
Lorsqu’un bourelet de sole bien compacte viens prolonger les barres vers l’apex non plus ? Même si se bourrelet vient en appui en premier ? (structure la plus « haute »)
« -Ne pas toucher à la fourchette et laisser se créer cette masse caractéristique à sa base. »
A partir du moment où on a réglé tout les problèmes de pourriture de fourchette je suppose ? Mais si le terrain fait peser en permanence la menace de pourriture de fourchette ? (humide, acide)
« -Ne pas descendre les talons plus bas que la fourchette ou plus bas que le Soc.
-Chanfreiner, chanfreiner, chanfreiner et ce sur TOUT LE TOUR DU PIED. »
En accentuant en quartier, pour créer un scoop ? Sur un parage de Ramey que tu as publié on voit que la courbure en quartier n’existe pas mais un chanfrein accentué en quartier donne l’illusion qu’il y en a un.
photo sur « ce n’est pas de la PEL, mais… »
Sur cette même photo, le chanfrein en sole est fait jusqu’à la ligne blanche. Ne s’arrête-t-on pas à la paroie non pigmentée ? sauf remise en état ?
Merci pour tes réponses.
Matthys, le 13/01/2018 à 8h39
Bonjour je suis très attentive à votre article sur le hoof stuff car comme beaucoup de personnes qui ont du vous contacter je n’en fini pas avec la pourriture des pieds de mon cheval depuis tellement longtemps.
Jaime mon cheval et jai suivi tout les les conseils de mon veto, Kevin bacon, liqueur de vilate teinture diode, sabots sains ect mais rien ne fait.
J’aurais voulu savoir si ce produit pouvait laider car la fourchette est dans un état lamentable très très profond alors que votre vidéo ne montre qu’un pied « peu atteint » ni a t il pas de risque pour les tissus en dessous lorsque la pourriture est installée profondément? A certain endroit la fourchette n’existe qu’à moitié.
Je vous remercie.
Cordialement.
Une amoureuse des chevaux d’espéree 🙁
guillaumeparisot, le 13/01/2018 à 12h09
Bonjour,
Oui, il existe bien-sur un risque que la lésion arrive jusqu’au chorion et provoque soit un crapaud soit une « cerise » (avulsion ou bourgeonnement de tissus vascularisés en dehors de la lacune).
On peut mettre tout les produits qu’on veut, le plus important reste le fonctionnement du pied. SI le pied ne fonctionne pas correctement, le cheval ne vascularise pas la zone en question et donc la guérison est quasi impossible. Le cheval qui pose en pince, le pied HAUT du « hi/lo » ou des talons migrés peuvent empêcher la stimulation de l’arrière de la fourchette et donc faire en sorte que l’acidose localisée ronge les tissus plus vite qu’il ne poussent.
Voir si votre cheval marche « en pince » ou « en talon » (ou à plat)
Voir si votre cheval est hi/lo (y a un article là dessus)
Reculer les points d’impacts des talons. (voir article sur le parage du fourbu)
Faire des bains de bicarbonate de soude alimentaire (ou ménager) régulièrement (20 min)
lili, le 31/08/2021 à 12h24
Je pense qu’un livre serait une super idée s’il est bien illustré, qu’on retrouve des petites définitions des termes techniques, et des exemples