Mon article sur les dérapages des activités équestres (souvent sportives) a fait le buzz et a été relayé plusieurs centaines de fois… pour plus de 8000 lectures… 😀 J’avais dit que je proposerais le « contre exemple » puisque dans les commentaires ressortait l’idée que si on ne monte pas un cheval il ne sert à rien. Cette idée peut effectivement traverser l’esprit de certaines personnes pour qui le mot « relation » ne veux rien dire. Wikipédia: « Une relation humaine implique au moins deux êtres humains et est souvent décrite via des typologies différentes, selon la personne (humaine ou non humaine) s’intéressant à la nature de la relation ou plutôt aux personnes (humaine ou non humaine) en relation. Ces relations peuvent se fonder sur l’amour, ...
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Sophie, le 13/03/2014 à 5h45
Ah, l’être humain et sa recherche d’identité… Un écrivain a dit: qu’importe le but, l’important est le voyage. Ou un autre qui racontait que le trésor se trouvait au point de départ, mais sans l’immense quête et recherche qui l’a mené si loin, il ne pouvait pas le voir… ouvrir les yeux et regarder ce qu’on a sous le nez est si difficile…
Concernant l’antispécisme, toutes les religions ne se valent pas, certaines trouvent la vie sans prix et une âme à tout être vivant quel qu’il soit, même végétal 🙂
Beaucoup considèrent leur cheval comme ‘animal de compagnie’ et de moins en moins comme engin de sport ou faire-valoir, mais pas assez. L’équitation n’est pas pour autant à bannir (pour peu qu’elle respecte le cheval et non l’asservissent par la contrainte), mais elle n’est qu’une partie seulement du relationnel avec le cheval. Le pansage dure plus de temps que la monte? Et alors. Une balade en main au chant des oiseaux avec pauses herbe? Et alors. Regarder son cheval jouer au parc avec ses copains? Trop cool. Il laisse son troupeau pour venir me dire bonjour? C’est là qu’on se dit que le relationnel n’est pas utilitaire. Mais aller faire une demi-journée de rando à la découverte de nouveaux paysages, de nouveaux points d’herbe à brouter, d’une rivière où on peut se baigner, c’est bien aussi. Tiens, tu as marché la moitié de la rando à côté du cheval? Et alors. Monter en paddock pour développer le relationnel et trouver des exercices ludiques, c’est bien aussi. Pour peu qu’on se foute de ce que les gens pensent 🙂 Et que le relationnel soit réciproque, sinon on a soit fait une erreur, soit on ne fait que déblatérer des théories ethologiques ou peu importe comment on les appelle, mais on ne les vit pas, on ne fait que les clamer par mode. Le relationnel avec le cheval, comme avec un chien ou un chat ne fonctionne que si on a suffisamment d’empathie et qu’on a suffisamment appris et respecté l’essence et le ‘fonctionnement’ de l’être en face de nous (car combien de gens ont des problèmes avec le comportement agressif ou têtu de leur animal car le relationnel qu’ils essayent d’imposer ne correspond pas aux besoins ou au langage de cet animal). C’est tout un investissement! Et je vais être cruelle, ce relationnel se mérite!
» Quand on enlève le licol, il ne reste plus qu’une seule chose…. La vérité » Exactement!
cécilia, le 13/03/2014 à 22h07
Le cheval n’est pas une raquette de tennis ni même des chaussures à crampons…. Ce n’est pas un objet que l’on utilise à la sortie du travail juste pour faire son sport! Malheureusement la relation homme/cheval que l’on vit dans les centres équestres est bien souvent ( pas tout le temps hein!) superficielle et le cheval demeure un outil de travail… Parfois vous prenez le cheval au vol, il vient tout juste arriver de son cours et hop hop on repart. Pas de contact, pas de papouilles. Et c’est maintenant que je me dis que ces chevaux sont extraordinaires, ils ont un sacré pouvoir d’adaptation quand même. Et les loulous restent la plupart du temps dans un box enfermés lorsqu’ils ne sont pas montés…. Malheureusement c’est dans les moeurs, c’est comme ça. Et il faut aller chercher ailleurs pour se rendre compte qu’une autre relation est possible. (encore faut il le vouloir car il demeure encore des personnes qui sont satisfaites de cela) Sans obligation, sans contraintes, le genre de relation naturelle sans forcer, c’est comme un cadeau.
Je vais parler de mon expérience qui a complètement bouleversé ma vision de cette relation. J’ai acheté une jument qui a de gros problème de dos (je ne le savais pas!!). Et sa rééducation est très longue. J’ai déjà mis du temps à comprendre qu’elle était très mal en point et cela fait un an et demi que je cherche à comprendre et à soulager ses problèmes et je suis plus souvent à pied que sur son dos. Et je ne l’ai jamais aussi bien comprise qu’aujourd’hui en passant des heures avec elle à l’observer, l’étirer, la muscler…. elle kiffe tout ça car elle se sent mieux…. et quel bonheur lorsqu’elle galope pour venir me voir ( bon ce n’est pas à chaque fois, faut pas déconner). En tout cas elle met tout le temps son nez dans son licol….Et c’est dur pour moi d’entendre « elle te teste », « elle lève le cul parce qu’elle ne veux pas travailler ». Et ben non elle ne peut pas. Et elle exprime un inconfort. A moi de m’adapter…
Bref tout cela pour dire que malgré tout les gens évoluent et on parle beaucoup de l’éthologie, et de plus en plus de chevaux sont pieds nus. Il y a 15 ans je n’en avais jamais entendu parlé. Et c’est quand même une belle avancée, continuons tous à en parler autour de nous et peut être qu’un jour la tendance s’inversera et les OVNIS seront les chevaux ferrés et dans les boxes. Mail il y a encore du chemin….
En tout cas c’est très bien qu’il y ait des pro qui en parle, qui communique, qui informe les particuliers comme moi….
Schively, le 16/03/2014 à 11h18
Lorsque je mène ma jument en liberté, que l’on partage côté à côté l’espace, qu’elle est ma partenaire de jeux, de réussite…alors je suis aussi fière, aussi gonflée que si l’on venait de gagner les JO mais pas seulement car il y a ce petit plus qui se nomme respect et partage…elle me donne si elle veut bien, si je demande bien ….sinon elle me regarde et attend que je devienne meilleure et ça c’est une leçon de tous les jours….mais réservée à ceux qui ne se mettent pas au dessus de l’autre mais avec l’autre !
Tine, le 12/02/2015 à 21h44
C’est malheureux à dire, mais ce n’est pas toujours facile d’être à la hauteur !! (la leurs !!)
Robin, le 23/07/2015 à 21h54
Bonjour,
J’ai découvert votre site il y a quelques jours, et depuis, je ne consulte que celui-ci ! Vos articles sont intéressants, compréhensibles et bien expliqués, mais surtout captivants, passionnants !
Ma vision de l’équitation a bien changée depuis que j’ai découverts le site de « Cavalière mais pas que » (et que je vous conseille si vous ne connaissez pas ! ), il y a environs deux ans. Je me suis souvent renseignée ( à travers les livres ou Internet ) sur les divers sujets de l’équitation, mais n’ai jamais trouvé d’article mentionnant réellement « l’avis » du cheval, son bien être et les méfaits de nombreux instruments de ce sport. Pour citer un exemple assez flagrant, je me posais une question au sujet des enrênements, que je venais juste de prendre en main ( lors d’un cours où j’ai monté un cheval de propriétaire, on m’a tendu une paire de rênes allemandes, et, ignorante comme j’étais, j’ai fais confiance à ma mono ). Je connaissais vaguement leurs effets, mais aucun de leur méfaits ! J’ai donc décidé de me renseigner : aucun site, livre ou article n’a parlé de méfaits possibles ( certains conseillait même que les utiliser à chaque monte était bénéfique, et que surtout, elles devaient être bien tendues ! ) . J’étais donc rassuré et j’ai continué de les utiliser ( je n’étais pas non plus dans l’extrême, elles étaient détendues, car je commençais tout juste à « arrondir » mon cheval sur le long terme aux trois allures ). J’avais tout de même un doute qui persistait au fond de moi, et c’est quand j’ai découverts le blog de cette cavalière et de son trotteur que ma vision a entièrement changé ! Depuis, je scrute les forums, recherche les articles et sites basé sur le respect (et j’avoue avoir trouvé une perle de plus avec votre blog ! ).
Cependant, une question persiste dans ma tête : Qu’est-ce qu’une cavalière de club de 14ans, n’ayant et ne pouvant pas avoir de cheval, peut-elle faire pour adopter et utiliser ces règles de respect et de confiance mutuelle ? Car je suppose que les résultats vu dans les vidéos n’ont pas été obtenus en claquant des doigts….
Je monte dans deux club, dont un où je monte en vacances et l’autre où je monte « à l’année ». De nombreuses choses me révolte dans celui que je fréquente le plus, mais que puis-je faire ? Il y a des règles fixées par les proprio’, et j’en contourne déjà certaines : j’ai investie dans un filet et un mors simple, pour ne plus voir de pessoa, pelham, de baucher dans la bouche de mon cheval; J’ai abandonné les éperons, alors qu’ils sont presque obligatoire au club (façon de parler évidement, mais tout le monde en porte, même chez les shetlandes certains n’hésite pas ! ). Je décline toute les offres du type : « prends des enrênements, ça sera plus facile ! », mais des fois, il vrai que je suis tentée, car je monte régulièrement un poney « joyeux », et qui manque grandement d’attention et de calins-bisous ( et oui, celui qui le monte arrive 5min avant, le selle, le bride, le monte, le desselle et part, sans lui dire un mot, sans lui donner un p’tite carotte ou même un malheureux coup de brosse.. ) et donc, quand il sort ( et ce, surtout en main pour aller brouter ), botte, rue, galope… Il ne le fait pas méchamment, mais il a tellement de force qu’on pourrait le croire, alors, les cavaliers le punissent, ça peut partir du petit « vilain poney » au coups de cravache sanglant ou au vengeance lors du cours… De mon coté, je le laisse faire, dans la limite du raisonnable, car de toutes manières, pourquoi le gronder vu qu’il recommencera, ne comprenant pas ce qu’il a fait de mal ? Et, quand il a décidé de faire l’idiot, mais méchamment, je le rentre au box, et ne le ressort que plus tard quand il est calmé.
Mais, étant tout de même dans un club, je ne peux me balader trop longtemps, ou même travailler à pied dans un manège ou une carrière avec un poney qui n’est pas mien ! Je ne peux pas non plus monter sans mors pendant un cours, mon moniteur ne me l’autoriserai pas (déjà qu’obtenir l’accord de monter sans selle demande plusieurs mois de négociations… ) ! Par moment, je serre ma muserolle avant le cour ( car maintenant le mono’ vérifie… ) et la desserre quand j’arrive en carrière, et je peux vous assurer que l’on passerait une main entière entre elle et la tête du poney… Je ne peux pas non plus monter rênes détendues ( et pourtant, j’ai déjà sauté en tenant juste le bout des rênes ), car je me fais reprendre immédiatement. J’envisage de changer de club, mais je ne trouve pas de « perle rare » assez proche de chez moi… Auriez-vous quelques exercices, ( ou blog ) qui m’aiderai à faire évoluer cette relation que j’ai avec les poneys ou chevaux que je monte ? Sans faire éterniser un travail à pied que je ne pourrai réaliser que pendant quelques minutes avant ou après mon cours ? De plus, je n’ai malheureusement qu’une heure pas semaine…
Ou peut-être connaissez-vous des stages pas loin de Paris qui enseigneraient une équitation légère et respectueuse ?
Je suis vraiment désolé de vous demandez autant de chose, mais je suis révoltée de ce que je vois dans la partie sombre de l’équitation, et j’aimerai ne pas tomber dedans inconsciemment ou involontairement…
En tout cas, j’admire vraiment vos méthodes et vos articles, et j’espère pour avoir la confiance et la relation décrite dans ceux-ci avec mon (je l’espère) futur cheval.
PS : désolé pour le pavé, mais il montre au moins que je m’intéresse grandement à vos sujet ^^