CMV, NUTRITION EQUINE ET BONNE ANNEE GRAND MERE
Suite au flot ininterrompu de questions sur les CMV, l’oligovit ou les rapports de nutrition équine, voici un petit article à l’aube de cette années 2025 en guise de réponse.La nutrition équine est une discipline relativement récente, inspirée par la diététique humaine, elle-même inspirée par des travaux expérimentaux en matière de chimie. Il est donc intéressant de remonter le fil pour comprendre l’origine des théories qui nous parviennent aujourd’hui et qui portent préjudice à tant de d’équidés (et aux régimes humains dans la foulée).
De joseph black à Lavoiser en passant par simon Laplace, la théorie des calories s’est formée puis affinée au cours des XVIII et XIX eme siècles. La théorie de la phlogistique de Becher a laissé place à la théorie calorifique avec la découverte du rôle de l’oxygène dans la combustion et du phénomène d’oxydation. Une des expériences a pu démontrer que pour une même quantité de dioxyde de Carbonne dégagé, la respiration et la combustion produisent autant de chaleur. Par extension, il a été mis en évidence que la respiration est une première étape dans la thermogenèse essentielle au maintien de l’homéostasie.
Cette expérience est le prémice de la théorie qui suivra sur les calories, à savoir que les processus métaboliques à l’œuvre dans l’effort, produisent une chaleur qui « brûle » les calories qui sont, elles même une unité de mesure de la matière ingérée. Ceci est un très gros raccourci de cette théorie qui initialement visait à rendre compte du rayonnement de la chaleur inhérent aux changements d’états de la matière à températures données (la fameuse tasse de thé qui refroidit au contact de l’air ambiant).
Ce, afin d’en déduire les fameuses lois des gaz. Plus tard, ces théories seront complétées/remplacées par les lois de la thermodynamique. Bien que très intéressant, le fait de détailler ces découvertes nous emmènerait trop loin du sujet qui nous occupe.
Faisons donc un bon dans le temps pour arriver au XIX eme siècle et parlons d’un chimiste irlandais du nom de thomas Andrews qui définit plus avant la fameuse calorie. Il s’agit d’une unité de mesure servant à déterminer la quantité de chaleur émise par un aliment pendant sa combustion. Elle est déterminée par l’énergie nécessaire à l’élévation d’un degré Celsius, une certaine quantité d’eau sous 4,184 joules de pressions atmosphérique.
Pour éviter toute confusion, lorsque la quantité d’eau est équivalente à 1kg, on parle de grande calorie dont l’abréviation est « Kcal ». Lorsque l’on parle d’un gramme d’eau, on parle alors de petite calorie ou « cal » (pour la notation). On parle donc de la capacité calorifique… de l’eau !!!
Les chimistes, les frigoristes, les thermiciens ont souvent recours à cette unité ainsi qu’à son application pratique. Plus curieusement, le domaine de la diététique a également utilisé cette valeur dans l’industrie comme vecteur de gestion du poids.
La théorie étant devenue la suivante : si la dépense énergétique de l’organisme calculée en calorie est supérieure à l’apport calorique d’un aliment, alors il y a mathématiquement perte de poids.
Comme d’habitude, l’application cartésienne d’une loi immuable de la chimie, appliquée à la seule machine dont nous n’avons que très partiellement compris la mécanique : l’organisme, ne fonctionne pas.
David Baer nous rappelle que :«Tous les nutriments, les graisses et les protéines, se trouvent derrières les barrières cellulaires des aliments». Il nous rappel donc que le travail de digestion est plus complexe qu’il n’y parait à analyser, nous y reviendrons.Reprenons. Il est donc vrai que toute nourriture contient un potentiel énergétique potentiellement quantifiable. Il est aussi vrai que les dépenses énergétiques fournies par un corps en mouvement sont également potentiellement quantifiables.
Jusqu’ici, rien ne contreviendrait à priori au calcul des deux et à leur mise en relation.
Mais voilà. Dans un premier temps, il est nécessaire de souligner le fait que : plus un aliment est déstructuré (extrudé, cuit, transformé…), plus son énergie est consommée par l’organisme. Les aliments cuits libèrent des structures microscopiques qui permettent de faciliter le travail de digestion contrairement aux aliments bruts. Donc, un morceau de pomme ou de carotte aura un apport calorique NETTEMENT moins important, que leur version cuite en granulés qui demanderont moins d’efforts en matière de digestion.
Dans un second temps, les calories ne se valent pas entre elles. 300 kcal de pommes n’est pas équivalent à 300 kcal de trèfle, ni en terme de digestibilité, ni en terme d’apport ni en terme d’énergie utilisable… on pourrait continuer la liste encore longtemps.
Dans un troisième temps, AUCUN individu n’est semblable à un autre. Homéostasie, terrain, flore intestinale, origines, ADN…. Or, tous ces facteurs interviennent dans le processus métabolique. Les qualités et quantités cellulaires, enzymatiques, d’échanges physiologiques… sont différentes. Ce qui conditionne l’ensemble de la digestion, de la respiration, de l’appareil circulatoire du fonctionnement musculaire, énergétique et de tous les processus qui permettent l’effort et la métabolisation. Il est d’ailleurs possible de le prouver.
Il est bien connu, que certaines molécules utilisées à des fins de recapture de la sérotonine, ou certains anxiolytiques même avec ce que l’on appelle une « demi vie », participent à un ralentissement net et préjudiciable du métabolisme en rapport avec les modifications des sécrétions biochimiques. En conséquence de quoi, beaucoup de personnes traitées pour des dépressions grossissent de manière significative, quelque soit le nombre de calories ingérées ou l’exercice qui permettrait de les éliminer. L’état psychologique d’un individu est en partie conditionné par la qualité de la flore intestinale, et la qualité des échanges hormonaux (biochimiques).
L’équilibre des systèmes Hypophyse/surrénales/ /glandes génitales interstitielles/thyroide conditionne le métabolisme depuis la vitesse de digestion jusqu’à la capacité cellulaire de recapture de l’insuline jouant un rôle essentielle dans certains types de diabète et donc la fourbure (par extension).
L’ensemble de ces paramètres physiologiques joue un rôle essentiel dans l’assimilation et la transformation des matières utiles de l’alimentation, les nutriments.
Rappelons au passage un élément essentiel que nous n’avons de cesse de répéter : Un nutriment de synthèse type CMV, oligovit et autre supercherie couteuse, n’est qu’une charge supplémentaire pour les émonctoires ainsi que pour l’appareil digestif. Il est donc urgent d’arrêter ces impostures délétères.
Intéressons-nous désormais à la spécialité de la nutrition équine et la myriade de savants calculs avec de savantes unité comme l’UFC (unité fourragère cheval (basée sur 1kg d’orge ???), ou d’autres qui permettrait dans un monde simplet de calculer les portions de vitamines nécessaires et qui vaudrait pour tous les chevaux de l’univers quels qu’ils soient.
Le fait d’attribuer aux cellules des »règles de trois » avec des notions de chimie envoie l’image d’un paravent pour masquer la totale incompréhension du processus.
De quoi comprendre l’étendue du désert en la matière :
« Les exigences qualitatives supposées en acides aminés indispensables ne sont pas connues » (equipédia) Voilà ce qu’il est possible de lire sur le site REVERDY : « le cheval est capable de synthétiser sa propre vitamine C » Sur le site Equipédia : « le cheval n’étant pas capable de synthétiser les vitamines, excepté les B et D. »A priori, que les chevaux soient ou non, capables de synthétiser leurs propres vitamines, c’est par la divine intervention des CMV dans la ration, que les chevaux auraient la capacité de survivre. Heureusement que nous sommes là !
Plus sérieusement, en étudiant scrupuleusement les « tableaux » censés calculer les rations idéales, on se rend compte qu’il n’y a aucune anamnèse de l’équidé ni aucun compte de sa physiologie fondamentale. Un cheval arabe délicat, fin, au caractère impatient sera sujet à des réactions immunitaires généralement virulentes face à un pathogène. Le stress inhérent à sa nature lui confère un terrain favorable ++ à l’acidose. Son métabolisme est vif, rapide et ce genre d’organisme ne laisse généralement que peu de marge de manœuvre. Une intoxication sera par exemple plus grave d’un point de vue du tableau clinique. A l’inverse, il guérira plus vite.
Un cheval de trait par exemple a une inertie physiologique beaucoup plus importante. D’où, assez peu de symptômes visibles généralement mais des pathologies souvent plus lourdes en cas de soucis. Ces deux types de chevaux n’auront en aucune façon la même dépense énergétique d’un point de vue métabolique. Et même si les critères de l’origine sont mentionnés dans ces fameux calculs sorciers, un individu est unique et la formule mathématique permettant de synthétiser toutes ces particularités, de les quantifiés, de les qualifiés et de les mettre en rapport avec d’hypothétiques besoins est totalement illusoire.
Seule la nature et l’individu qui interagit avec elle sont capables de déterminer les besoins. La saison du printemps offre par exemple toute la flore thérapeutique nécessaire à la sphère hépatique et au foie en particulier. Un cageot d’épluchures de légumes, de fruits, de plantes sèches ou vives, la mise à disposition d’écorces de différents types d’arbre dans l’environnement immédiat est gratuit si l’on se débrouille bien, et reste encore le meilleur moyen de s’assurer de ses apports biodisponibles contrairement à un bloc de vitamines et minéraux synthétiques.
La médecine occidentale humaine en France, commence elle aussi (ce qui en dit long avec le retard qu’on lui connait), à dénoncer les prises de vitamines C, ou magnésium ou autre apport de synthèse en comprimés pharmaceutiques. Ayant fini de constater l’absence TOTALE d’absorption et donc de bienfait sur l’organisme. Si l’être humain est habitué à assimiler beaucoup plus d’aliments transformés que le cheval (grâce à une présence enzymatique plus importante qui puisse dégrader les matières amidonnées), le cheval lui, reste beaucoup plus proche et dépendant de la flore environnementale pour palier à ses besoins nutritifs et/ou thérapeutiques.
Lorsque nous avons créé l’Equisia terrain, nous nous sommes contentés de réunir les différents éléments permettant de soutenir les cinq sphères organiques à l’aide de plantes dédiées, locales, biologiques et biodisponibles. C’est pour cette raison qu’il n’y a ni graines de lin extrudées, ni tourteaux de soja, ni de jus de litchi ou de sirop d’érable….
Les seules plantes qui ne sont pas issues de la flore locale, comme l’andrographys, visent à contrecarrer les désagréments occasionnés par un milieu de vie et une concentration de polluants divers contre lesquels un organisme n’est pas amené à lutter (eau, air, sols, vermifuges chimiques, traitement médicamenteux inconsidérés…)
Concentrer des éléments synthétiques pour répondre aux soient disant besoins des chevaux est une fadaise, rien de moins. Les nutritionnistes en eux même ne sont pas responsables, en revanche le contenu des formations dispensées l’est.
Pour conclure, oui, le calcul des rations est une absurdité, les CMV, oligovit et autre poudre de perlimpinpin ne résoudront aucune carence ni aucun souci métabolique d’aucune sorte. Le calcul de ration peut par ailleurs s’avérer très dangereux. En particulier chez le poulain, la jument gestante ou le poney fourbu affamé, stressé et dont l’état ne pourra que s’aggraver.
La seule considération valable est la prise en compte dans son ensemble, de l’état de santé du cheval.
Lorsqu’un cheval boite, on ne regarde pas uniquement le pied et le boulet ?! on examine l’intégralité de la structure de la forme et de la fonction !!!!!
Donc en cas de fourbure, cushing, SME, perte d’état, embonpoint ou carences problématiques, on ne donne pas de CMV pour mettre un pansement sur une passoire. On soutient les sphères organiques responsables de la production, du stockage et de l’assimilation des nutriments, des vitamines et du reste et l’on s’assure de combler les manques par ce que la nature propose et que l’homme ne pourra jamais surpasser. L’eau de mer en solution isotonique pour les carences dans la chaine oligo minérale, des plantes, des écorces, des racines et des aliments non transformés pour le reste.
L’équisia terrain répond à deux questions simples. Que proposerait la nature dans l’environnement local du cheval pour soutenir efficacement chacune des cinq sphères organiques ? Et ou se procurer des plantes biologiques qui possèdes des vertus puissantes parce qu’elles ne poussent pas sur des sols stériles de monoculture intensive ?
C’est tout.
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Nathalie B, le 03/01/2025 à 10h37
Bonjour à la lecture de cet article je me dois de réagir. Il y a nutrionniste et « nutritionniste ». Les premiers ont fait des études niveau bac+5 en agronomie le plus souvent et sont appelés ingénieurs agronome, les seconds ont pris un cours d’une année au plus en sujets divers et variés et se basent sur des moyennes.
Ma nutritionniste a calculé la ration de mon cheval et dr ces cmv au plus près de ses besoins. Pour ce faire, race, poids, mensurations, analyse du foin de plusieurs échantillons, photos de l’animal mais aussi de son lieu de vie, de la composition du pré de sa grandeur l, du mode de délivrance du foin de la ration etc…. et je dois dire que j’ai été relativement impressionnée car les chiffres étaient là. Mes rations bien trop importantes mes cmv mal équilibrés par rapport à ce à quoi il avait accès au pré.
Si olgovit met des recommandations fantaisistes sur ses boîtes, je ne suis pas certaine que ESC fasse mieux. Des lors s’adresser à un natutopathe en complément (ma vétérinaire est aussi qualifiée avec une spécialisation en naturopathie post-grade permet de garder un équilibre tout n’est pas blanc ou noir. L’oligovit ou la vitamine C ont leur utilité dans certaines situations.
Vaillant, le 03/01/2025 à 11h08
Merci 🙏 pour vos recherches et merci pour nos amimaux. Je serai ravi de commander sur le site, l’es 5kg à 195 € écrit plus bas mais en commandant le prix est plus cher. Est-ce possible de revoir pour commander ? Merci 🙏 david
mylliepoppins7725, le 03/01/2025 à 13h47
Je me permets de rendre ma réponse publique. Tout d’abord, merci pour votre témoignage. Comme je le disais, un nutritionniste à la volée peut parfois s’avérer moins dangereux qu’un ingénieur agronome puisque moins pétri de certitudes, malgré certaines expériences édifiantes il faut le dire, sur les « vaches hublot » par exemple. Le nombre d’années d’étude importe peu si tel était le cas, les vétérinaires avec leur 12 ans d’études(avec des exception bien sur), arrêteraient de prescrire des AINS sur des fourbures ou d’infiltrer à la cortisone sur des tendinites (deux actes dont nous sommes malheureusement régulièrement témoins). Je persiste et je signe mon propos, AUCUN élément de synthèse ne peut permettre un retour à l’homeostasie, il peut tout au plus faire office de pansement sur une passoire comme je l’évoquais. C’est un peu comme de dire: « j’ai re ferré mon cheval, les résultats étaient là, il ne boitait plus ». Oui, en utilisant des artifices, en interne comme en externe, il est facile de se persuader que tout va bien et que « les chiffres » sont bons.
guillaumeparisot, le 03/01/2025 à 14h25
Bonjour, oui, vous avez sans doute oublié de compter les frais de port?
Gilles Derré, le 03/01/2025 à 17h32
Il y aura toujours quelqu’un pour noir et l’autre blanc, comment voulez vous que les chevaux soient bien, mettez vous d’accord pour une fois discuter entre vous, au lieu de voir lequel d’entre-vous fera le plus de chiffre !
En attendant nous propriétaire on galère de démêler le faux du vrai, et qui à votre avis en fait les frais…
mylliepoppins7725, le 03/01/2025 à 19h31
Bonjour Gilles, vous avez entièrement raison! C’est une des premières choses que je dis en stage: » ne buvez les paroles de personne, même pas les miennes « dans mes propres stages. Je vais essayer de vous répondre simplement. En fait, la principale boussole qui doit guider tout propriétaire, c’est le bon sens. Personne autre que le propriétaire ne connait mieux son cheval , ce qui fait de lui le meilleur arbitre. Le seul apte à juger un bon praticien. Il y a d’excellents vétos et des très mauvais et c’est pareil dans toutes les disciplines. Un bon praticien est capable de répondre à toutes vos questions, capable de vous écoutez quand vous dites « je connais mon cheval, ce n’est pas ca c’est autre chose » etc etc… La difficulté du moment réside dans le fait que des disciplines naissent de tout bord parce que, appelons un chat un chat, la santé animal est devenue un marché financier à part entière. Par ailleurs, les connaissances fondamentales, bien qu’ayant évoluées (comme le pied nu), restent transmises de manière inter générationnelle depuis les années 50. et encore! Dans les campagnes on nourrissait souvent bien mieux les chevaux avec ce qu’on pouvait trouver (ajoncs, genêts, ronces…) qu’aujourd’hui avec des calculatrices et des produits synthétiques hors de prix. La preuve! la vermifugation chimique, annoncée comme une révolution en matière de gestion sanitaire, constituait deux prises par ans. Nous en sommes à 4 voir 6 avec les copro toutes les deux minutes. Les sols sont devenus pollués et stériles et les organismes ont mutés. Belle réussite!
Je me suis personnellement tourné vers l’étude de la médecine chinoise après d’autres disciplines pour une raison simple; cette médecine nous apprend l’humilité; elle nous apprend que les saisons, la synergie entre les individus et leur environnement est indissociable de l’état de santé. Notre rôle est d’observer au mieux ces interactions, et d’en tirer les bonnes conclusions. Le rôle d’un praticien est de soutenir l’organisme pour qu’il fonctionne en autonomie parce que justement, l’équilibre délicat qui régit cette autonomie n’est pas reproductible en laboratoire et nous ne maitrisons rien. J’en ai amené plusieurs fois la preuve comme par exemple avec les molécules antipsychotiques utilisées pour le cushing « pour voir » avec un aveu franc des autorités médicales qui ont plusieurs fois admis qu’ils ne « connaissaient pas » la dangerosité de l’emploi de ces dites molécules avec pourtant un panel bien fourni d’effets secondaires et avec un bénéfice risque loin, très loin d’être satisfaisant; Évidemment, lorsque l’organisme n’est plus en mesure de se défendre, alors la chimie peut prendre momentanément le relais et c’est une très bonne chose (douleur aigue, fièvre trop intense, chirurgie…). Malheureusement, envisager cette prise en charge systématiquement (vermifuges chimiques permanents, antibio en prévention, anti inflammatoires à tout bout de champ…) implique une perte d’autonomie et donc la perte de l’état de santé. Notre troupeau d’étude vit en semi liberté sur 25 hectares. Il n’ont été ni vaccinés, ni vermifugés depuis près de 20 ans, ils en ont 32, 31 et 27 respectivement (les autres sont partis à des ages également avancés). Ils n’ont de cesse de se nourrir de ronces, de glands, de châtaignes, de fougères, de plantain, de chardon maie, de trèfle, de luzerne sauvage, de carotte sauvage, d’achillée de bardane et la liste est encore longue. En cas de colique ils se mettent à jeun seuls, en cas de boiterie ils restreignent seuls leur mouvement. Ce qui a du arriver, deux fois en 10 ans. Lorsque nous nous déplacons, que ce soit dans des écuries pro au canada, aux états unis, ou dans un pré reculé, c’est la sempiternelle rengaine. Immobilisation 3 mois en box en cas de déchirure ou d’atteinte plus ou moins grave. Les antibio systématiques sur des myosites, uvéites, boiteries à la naissance sur des poulains, AINS sur des crises de fourbure grave, ce qui conduit généralement au décès etc etc. Bref tout ca pour vous dire que dans cet article en particulier, nous ne partons pas de XVI eme siècle pour rien! Pour évaluer les choses, il faut les comprendre. Il faut savoir pourquoi et comment l’on valide telle ou telle pratique. Et parfois, il est nécessaire de reprendre depuis le début et de comprendre comment certaines failles dans le raisonnement peuvent conduire à des pratiques délétères constamment réitérées. C’est la même chose que le pied nu VS la ferrure. Dans le stage PEL on apprend le fonctionnement d’un pied avec le reste de la structure. Guillaume a désormais prouvé que le pied nu était une condition sine qua none à l’état de santé. Malgré tout, l’égo de certains maréchaux les empêcheront d’exercer leur travail avec une mise à jour des connaissances et préfèrent continuer de perpétrer du mensonge (et de la douleur en prime). Et si on ne connait rien au pied: Est ce qu’un morceaux de fer cloué sur un pied qui immobilise l’ensemble du squelette et provoque des lésions suspensives peut réellement améliorer quoique ce soit en parlant de bon sens? De la même manière, pensez y à tête reposée: si le but est l’homéostasie, c’est à dire l’équilibre physiologique « parfait » nécessaire à l’état de santé, comment y parvenir au mieux? En apportant une alimentation vivante qui va créer les conditions de production des matières du corps (hormones, synthèse de vitamine, glycogenèse…) ou un apport synthétique momentané, calculé pour une carence dont on ignore l’origine, et le parcours etiopathogéniqe…? Bref je termine là ma réponse en vous disant que nous sommes tous chez pel/equisia, révoltés par les sacrifices financiers de certains propriétaires pour le bien être de leurs chevaux, et de constater que ces efforts sont encore une fois détournés par des personnes peu scrupuleuses de comprendre le fonctionnement réel et global de l’état de santé dans son ensemble. Le but de mes articles n’est pas de convaincre même si je peux me laisser parfois emportée. Le but est d’exposer des faits, des recherches, l’histoire de ces recherches,des conclusions qui parachèvent des années de suivi et d’observation. Justement pour vous laissez vous, propriétaires décider de ce qui est le mieux pour la santé de vos chevaux. En médecine chinoise nous ne prétendons pas à tort guérir les maladie et éradiquer la mort mais plutôt garantir l’état d’équilibre physiologique et émotionnel (besoins fondamentaux), qui conditionnent l’état de santé 🙂
Virginie, le 03/01/2025 à 23h03
Hello, interpellant et intéressant… la dentiste de mon cheval m’a dit daire une cure de CMV à ce dernier car la qualité de sa dent n’était pas terrible au dernier contrôle.
Est-ce que c’est judicieux de l’avoir fait?
Merci pour votre retour 😊
mylliepoppins7725, le 04/01/2025 à 9h29
Bonjour, merci beaucoup de votre retour, voici un cas pratique concret ce qui est toujours très intéressant. Votre dentiste ne pensait pas à mal , et il est tout à fait juste que les principaux signes de carences s’observent sur l’appareil parodontal, ou la quailté des crins, du poil, de la corne… En médecine chinoise, la qualité de la dentition (émail, tenue des dents (en opposition à leur déchaussement), est liée au rein. Donc, mieux vaut venir en aide aux reins, pour éviter un épuisement physiologique et ainsi conserver au mieux la qualité de la dentition. C’est la raison pour laquelle les problèmes de dents apparaissent systématiquement sur les sujets âgés de paire avec une perte de densité osseuse. D’un point de vue énergétique, et pour faire très court, les reins contiennent l’énergie vitale de toute une vie. En cas de lésion, de trauma ou d’épuisement, cette substance s’amenuise plus vite et les soucis apparaissent de manière précoce (blanchissement précoce des crins (ou des cheveux chez l’humain), problèmes dentaires, mictions fréquentes et très claires, crainte du froid, asthénie leuchorrée ou spermathorrée etc..) La transformation des aliments en nutriment par la rate et le grêle dans un second temps, permet de nourrir la substance du rein. La qualité de l’alimentation joue donc un role majeur en prévention du vieillissement des structures. Pour le cas de votre cheval, je vous conseillerais donc d’apporter les plantes nécessaires au soutien du rein et de la rate pour stopper les carences. Si la situation est urgente, utilisez plutôt des formes concentrées comme les teintures mères. Pour répondre à votre inquiétude, le fait d’avoir donné des CMV n’est pas grave en soi. Tant que ce n’est pas régulier pendant des années, i n’y a pas de risque. Mais pas d’efficacité sur le long terme non plus. Le problème, et j’aurais du le mentionner dans l’article, je vais peut etre faire un ajout, est que, si vous apportez des éléments isolés pour palier à une carence, l’organisme ne se donnera plus la peine de les produire à plein régime et ca c’est un gros problème par la suite.
Virginie, le 04/01/2025 à 12h27
Merci 😊
Linda, le 05/01/2025 à 11h18
Merci, ces articles sont toujours très passionnants mais soulèvent encore plus de questions…
A quand un webinaire?
mylliepoppins7725, le 05/01/2025 à 14h10
Bonjour, justement nous sommes entrain d’en organiser un. Il y en aura deux par mois à partir du mois de février sur des thèmes choisis. D’ailleurs n’hésitez pas à nous soumettre vos idées de thèmes si vous en avez à l’adresse mail medecinechinoiseequine@protonmail.com